« Côté économie, il faut savoir qu’à chaque douche, au moins 8 litres d’eau sont perdus le temps d’obtenir le point d’usage, c’est-à-dire la température voulue, en général 39°C », explique Gilles Chantelot, co-fondateur avec son camarade Cédric Arbogast. Aussi, Insens consiste à stocker cette eau dans un réservoir d’attente encastré dans le mur de douche - encombrement de 7 à 12 cm d’épaisseur dans le mur selon le réservoir -, qui sera employée par l’utilisateur suivant, d’où moins de gaspillage d’eau et d’énergie. Idem lors de l’utilisation : « quand la personne est sous le pommeau de douche, le débit est normal ; quand il s’en écarte ou recule pour se savonner par exemple, le débit est coupé ou réduit, au choix », poursuit Gilles. Enfin, Insens régule le débit à 8 litres/mn quelle que soit la pression du réseau, contre 12 à 15 litres/mn habituellement.
Un investissement vite rentabilisé
Ce système, qui allie électronique et mécanique, est totalement géré par informatique, notamment par une console tactile ou shower-pad, encastrée dans un des pans de mur et qui affiche toutes les informations nécessaires au confort de l’utilisateur. La plupart des systèmes intelligents de régulation du marché sont fixés dans les têtes de douche. Pour Inman, il s’est agi au contraire de situer le régulateur dans le mitigeur, connecté à la console, tout cela bien sûr dans le respect des normes sanitaires et de sécurité. Toutes les préférences de l’utilisateur peuvent être programmées : conditions d’emploi de l’eau stockée en attente, température, débit etc. Le co-fondateur assure que cette technologie permet une économie de 70 % de l’eau consommée sous la douche - le bain n’étant pas concerné, pour l’instant -, et de 50 % d’énergie nécessaire à la production d’eau chaude, soit environ 350 €/an pour une famille de quatre personnes. Insens coûte 2 390 € TTC, soit une plus-value de 700 à 800 € comparée aux produits haut de gamme, à encastrer par un professionnel, une formation en interne pouvant être prévue. « Nous allons référencer et agréer les installateurs, mais le produit n’est pas complexe à installer : tout est plug-and-play, on branche et ça marche ! », promet le bien-nommé Gilles Chantelot.De notre correspondant régional Christophe Nagyos