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Quel impact a le coût de l’énergie sur les entreprises du BTP ?

Grégoire Noble
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Depuis un an, la hausse des prix des énergies ont un impact important sur l’activité des entreprises, notamment de construction. Au point que certaines estiment être en danger existentiel ! La Chambre de commerce et d’industrie régionale Paris-Île-de-France a publié les résultats d’une enquête sur le sujet.

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Il ressort que l’augmentation des coûts de l’énergie ont un effet important (44 %) voire très important (32 %) pour les entreprises du BTP : il s’agit du secteur le plus impacté, devant le commerce ou l’industrie. Les grands établissements se montrent plus sensibles à cette évolution que les plus petites entités. Pour la construction, le niveau de hausse constatée est compris entre +25 et +50 % (une entreprise sur deux) ou moins (une entreprise sur trois).

Première victime de ces augmentations de prix : la rentabilité, qui en souffre beaucoup. Les entreprises du BTP enregistrent un impact important (58 %) voire très important (31 %) sur elle. Interrogés sur la capacité de survie de l’établissement, les chefs d’entreprises sont inquiets : ils craignent pour la santé de leur entreprise à moyen terme (51 %) ou à (très) court terme (17 %). Toutefois, le secteur de la construction semble être le plus confiant dans l’avenir puisque un tiers des répondants répond ne pas être concerné par ce risque vital, ce qui est supérieur à tous les autres secteurs économiques (commerce, industrie ou service).

Peu d'aides mobilisées

Pour compenser ces difficultés, la moitié des entités interrogées affirment avoir mis en place des mesures et stratégies de court terme pour réduire les coûts. Spécifiquement pour les constructeurs, ces réponses reposent sur la répercussion des hausses vers les prix de ventes et sur le report d’investissements à une date ultérieure. La mise en œuvre d’un plan de sobriété n’arrive qu’en 3e position, devant la mobilisation de la trésorerie et le recours à l’endettement. Enfin, la baisse du rythme voire l’arrêt de l’activité sont également évoqués. Les chefs d’entreprises du BTP ont très peu sollicité d’aides publiques (71 % n’en utilisent aucune) : le bouclier tarifaire énergétique n’est mobilisé que par 17 % des sociétés, tandis que l’aide d’urgence pour les entreprises énergo-intensives (>3 % du chiffre d’affaires) ne concerne que 11 % d’entre elles. Parmi les autres aides, figurent le soutien face aux prix des carburants, le recours à l’activité partielle ou la demande de PGE. À moyen terme, les constructeurs envisageront un changement de source d’énergie pour leur activité (38 %) ou des changements dans leurs process (13 %). Mais ils sont nombreux (27 %) à envisager de changer d'activité purement et simplement ! La préoccupation reste donc bel et bien présente.

Grégoire Noble
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