Un accord FFB et AGS pour mieux prévenir les défaillances.
Face aux tensions économiques qui fragilisent une partie des entreprises du bâtiment, l’Association de la garantie des salaires (AGS) et la Fédération Française du Bâtiment (FFB) ont signé, le 26 août, une convention de partenariat. L’objectif affiché : intervenir davantage en amont des difficultés et améliorer l’orientation des entreprises vers les dispositifs existants.
L’accord noué entre la FFB et l’AGS repose sur un constat : les dispositifs de prévention existent, mais restent parfois difficiles à identifier ou à mobiliser au bon moment. Les deux organisations veulent donc renforcer l’information des artisans et entrepreneurs, mais aussi leur capacité à détecter les situations de fragilité avant qu’elles ne débouchent sur une défaillance.
Trois axes sont retenus : mieux anticiper les risques économiques propres au secteur, renforcer l’information et la formation des entreprises, et orienter plus rapidement les dirigeants vers les interlocuteurs et solutions appropriés.
Une logique de prévention plutôt que de traitement des défaillances.
Un accès aux dispositifs plus simples
L’intérêt de la convention tient surtout à cette volonté d’agir avant l’entrée dans une procédure collective. Pour les entreprises du bâtiment, dont l’activité peut être fortement exposée aux variations de marché, aux tensions de trésorerie ou aux difficultés de paiement, le facteur temps est déterminant.
L’accord ne crée pas, à ce stade, un nouveau dispositif d’aide financière. Il vise plutôt à rendre les dispositifs existants plus accessibles et à améliorer leur mobilisation. La FFB et l’AGS prévoient notamment de partager davantage d’informations et de produire des analyses régulières sur la situation économique du secteur et les besoins des entreprises.
Ces travaux doivent également permettre de mieux documenter les situations de fragilité du bâtiment et d’alimenter la réflexion des acteurs publics et professionnels sur la prévention des défaillances.
Un enjeu également pour les salariés
L’AGS intervient principalement lorsque les entreprises sont confrontées à une procédure collective, afin de garantir le paiement des sommes dues aux salariés. En 2025, le régime indique avoir accompagné près de 250 000 salariés et avancé plus de 2,2 milliards d’euros.
Pour l’AGS, mieux prévenir les difficultés des entreprises constitue donc aussi un moyen de limiter leurs conséquences sociales. L’enjeu du partenariat est de faire le lien entre la détection des fragilités, l’accompagnement du dirigeant et, lorsque la situation ne peut être redressée, la sécurisation du parcours des salariés.
Autre volet concret de la convention : son déploiement territorial. Les deux organisations souhaitent s’appuyer sur leurs réseaux locaux afin de diffuser les bonnes pratiques, partager leurs expertises et accélérer la prise en charge des entreprises en difficulté.