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GRAND ANGLE - EXPOPROTECTION 2026 - S43

Violences urbaines : le gouvernement détaille ses aides aux entreprises touchées

, mis à jour le 20/10/2026 à 15h26
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Agent municipal nettoyant devant une boutique endommagée

Au moins 3 000 commerces ont été dégradés ou pillés les 17 et 18 octobre, selon le gouvernement. Chômage partiel, report de cotisations, prêt à taux zéro et aide d'urgence pour les artisans figurent parmi les premières mesures.

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Le dispositif, détaillé mardi 20 octobre, prolonge les annonces faites la veille par Sébastien Lecornu à l'issue de la cellule interministérielle de crise. Lundi matin, Serge Papin, ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat, a réuni les fédérations de commerçants, d'artisans et de restaurateurs, ainsi que les banques et les assureurs.

L'État prend en charge à 100% le chômage partiel des entreprises touchées, qui peuvent y recourir dès à présent. Les salariés empêchés de travailler perçoivent 60% de leur rémunération brute, et 100% au Smic.

Pour soulager la trésorerie, les Urssaf reportent jusqu'à 12 mois le paiement des cotisations patronales des trois prochains mois. Les commerçants touchés peuvent aussi demander à leur service des impôts un étalement de leurs charges fiscales, sans frais ni majoration. Bpifrance propose en outre un prêt à taux zéro jusqu'à 50 000 € sur trois ans, qui permet de reconstituer les stocks et de payer les échéances les plus immédiates.

Les chambres de métiers et de l'artisanat (CMA) ont activé leur fonds de solidarité, avec une aide d'urgence jusqu'à 1 500 €. Un fonds de soutien est par ailleurs prévu pour les entreprises de moins de 50 salariés ayant subi des dommages importants. L'aide est forfaitaire, calculée en pourcentage du chiffre d'affaires et plafonnée.

Assurances et démarches

Les assureurs s'engagent, par la voix de France Assureurs, sur un délai de déclaration porté à 30 jours, des acomptes immédiats et la prise en charge de la mise en sécurité des locaux. Deux d'entre eux suppriment les franchises.

Les entreprises peuvent appeler le numéro non surtaxé 0 806 807 807 ou le 3006 des CMA, service et appel gratuits. Les conseillers départementaux aux entreprises en difficulté assurent un accompagnement personnalisé dans chaque département.

Pour Marc Sanchez, secrétaire général du Syndicat des Indépendants et des TPE, « nos entreprises ne peuvent pas attendre l'issue des procédures pour reprendre leur activité ». Denis Guigue, président de la Capeb 71, attend quant à lui « des réponses concrètes, à la hauteur des difficultés rencontrées sur le terrain ».

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