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GRAND ANGLE - TARKETT - S36
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Les entrepreneurs de la construction montrent un optimisme prudent

, mis à jour le 03/09/2026 à 14h54
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La Chambre de commerce et d'industrie a mené une grande consultation au cours de l'été pour demander quel était le moral et les préoccupations des chefs d'entreprises, notamment dans le secteur de la construction. Découvrez leurs réponses.

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GRAND ANGLE - CONGRES FRANCE GAZ - S35 & S36
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GRAND ANGLE - CONGRES FRANCE GAZ - S35 & S36

Selon les derniers chiffres de la Chambre de commerce et de l’industrie (CCI), le moral des chefs d’entreprises serait en voie d’amélioration, avec un regain d’optimisme en août 2026 pour retrouver le niveau du début de l’année. La confiance des dirigeants aurait progressé, aussi bien dans leur propre entreprise que dans les économies française et mondiale, même si toutes les inquiétudes sont loin d’être dissipées.

Spécifiquement dans le secteur de la Construction, les répondants jugent assez favorablement la situation actuelle : avec 41 % d’opinion positive, le BTP est même le secteur le plus optimiste, loin devant les services (34 %) ou le commerce (25 %). De même, ils sont 25 % à penser que « ça sera mieux demain » (chiffre également le plus élevé tous secteurs économiques confondus). Et ils ne sont « que » 32 % à estimer que « c’était mieux hier » (chiffre le plus bas des différents secteurs).

D’après la CCI, le niveau de confiance pour les prochains 12 mois serait rassurant, en particulier concernant la confiance en les capacités de leur propre entreprise (64 %). Une proportion qui varie selon la taille de l’entreprise : elle est moins évidente pour les patrons de TPE (58 %) que pour ceux qui ont 50 salariés ou plus (80 %). En revanche, les dirigeants se montrent moins confiants dans l’avenir de l’économie mondiale ou française (~15 %). Les analystes notent : « Ce décalage confirme que les chefs d’entreprise distinguent leur capacité d’action à l’échelle de leur activité de leurs inquiétudes sur la conjoncture nationale et internationale ».

Pression inflationniste

La pression de l’inflation reste une donnée préoccupante pour eux : ils sont « plus attentifs que d’habitude à leurs charges » (84 %) et en viennent à craindre « pour la viabilité de leur entreprise » (56 %). Cette inflation affecte plus particulièrement les industriels. Outre le maintien de la trésorerie, la priorité pour les chefs d’entreprise est de conserver leurs effectifs salariés. La CCI souligne : « Les perspectives de recrutement évoluent peu par rapport à juin. Les intentions d’augmentation des effectifs reculent de 1 point (à 12 %) tandis que celles de réduction progressent d’autant (à 11 %) ». La large majorité des dirigeants souhaite donc seulement maintenir leur nombre d’employés stable.

Interrogés sur l’impact anticipé du « choc démographique » amorcé par le vieillissement de la population et la baisse de la natalité qui vont se traduire par une contraction de la population active, les acteurs de la construction se montrent assez conscients (69 %) des effets potentiels : difficultés de recrutement, hausse des coûts de main d’œuvre, complication à la transmission des entreprises, adaptation à de nouveaux modes de travail… Ils ne sont que 28 % à penser qu’il n’y aura « aucun impact significatif ». Cependant, il s’agit d’un sujet encore non prioritaire, notamment pour les plus petites structures (26 % mettent en œuvre une préparation spécifique). La majorité des décideurs (60 %) n’envisagent pas pour l’heure la prise de mesures d’adaptation. De même, moins d’un dirigeant sur cinq se déclare prêt à lancer des projets d’investissement en cette rentrée 2026 (16 %). Ils préfèrent « consolider l’existant » (53 %) ou se laisser du temps pour y réfléchir.

Se former à la RSE

Les préoccupations restent opérationnelles : dans la construction, arrivent en tête les questions de maintient des marges face aux couts (21 %) et de trésorerie (20 %), loin devant les soucis de recrutement (12 %) ou l’activité commerciale (11 %). Plus de trois patrons sur quatre identifient au moins une thématique RSE à laquelle ils souhaiteraient être formés. Dans le secteur du BTP, c’est la santé-sécurité au travail qui domine (42 %) devant l’épineuse question de la gestion des déchets (20 %). Suivent les questions d’air et de climat, d’eau et d’énergie. Ils sont encore 22 % à estimer n’avoir aucun besoin sur ces thématiques. Sans doute une question de génération, là encore.

Fort de 15 ans d’expérience dans la presse bâtiment, Grégoire, Rédacteur en chef de Zepros Bâti depuis 2019, est spécialisé dans les matériaux, l’isolation, la charpente, la couverture et les innovations énergétiques.
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