CEE : le GPCEE renouvelle son bureau... et veut peser sur le débat énergétique de 2027
Réuni en assemblée générale le 17 juin, le Groupement des professionnels des certificats d’économies d’énergie (GPCEE) a renouvelé son bureau pour deux ans. Dans un contexte de forte hausse des obligations CEE et à l’approche de l’élection présidentielle de 2027, la nouvelle équipe entend défendre le rôle du dispositif dans les politiques d’économies d’énergie, d’électrification et de souveraineté énergétique.
Le GPCEE ouvre un nouveau chapitre. À l’issue de son assemblée générale du 17 juin, le Groupement a renouvelé ses instances dirigeantes pour un mandat de deux ans.
Sophie Schlewitz, d’ACE Énergie, a été élue présidente. Elle sera entourée de Pierre-Damien Grosjean, d’Acciona Energía, et d’Éric Baudrillard, d’Économie d’Énergie, aux postes de vice-présidents. Laurent Brugeilles, de Capital Energy, devient secrétaire général, tandis que Florence Lievyn (Sonergia), qui occupait la fonction de présidente du GPCEE dans le mandat précédent, prend les fonctions de trésorière.
Cette nouvelle gouvernance prend ses fonctions à un moment particulièrement sensible pour le dispositif des certificats d’économies d’énergie. L’augmentation de l’obligation annuelle, appelée à passer de 825 à 1 050 TWhc, intervient alors que les questions de maîtrise de la demande énergétique, d’électrification des usages et de souveraineté énergétique occupent une place croissante dans le débat public.
Le nouveau bureau
- Présidente : Sophie SCHLEWITZ (ACE Énergie)
- Vice-Président : Pierre-Damien GROSJEAN (Acciona Energía)
- Vice-président : Eric BAUDRILLARD (Économie d'Énergie)
- Secrétaire général : Laurent BRUGEILLES (Capital Energy)
- Trésorière : Florence LIEVYN (Sonergia)
Défendre la place des CEE dans la politique énergétique
Pour le GPCEE, l’enjeu est désormais de rappeler le poids pris par les CEE depuis leur création, il y a plus de vingt ans. Le Groupement souligne que le dispositif finance aujourd’hui plus de 11 milliards d’euros par an d’actions en faveur des économies d’énergie.
Selon les chiffres avancés par l’organisation, les CEE auraient également contribué à générer 39 milliards d’euros d’économies sur la facture énergétique de la France entre 2018 et 2024. Des résultats que le GPCEE souhaite mettre davantage en avant, alors que le mécanisme fait régulièrement l’objet de critiques et de débats sur son efficacité, son coût ou encore les dérives constatées dans certaines opérations.
Le Groupement entend ainsi poursuivre le travail engagé depuis novembre dernier pour mieux documenter les bénéfices socio-économiques du dispositif, tant pour les ménages que pour les entreprises des secteurs industriel et tertiaire.
L’élection présidentielle de 2027 en ligne de mire
La nouvelle présidente du GPCEE affiche clairement son ambition de participer aux débats qui accompagneront la prochaine échéance présidentielle. « Nous gardons l'élection présidentielle en ligne de mire. Les CEE sont très présents dans le débat public : plan d’électrification, soutien à l’industrie française, pouvoir d’achat et souveraineté », souligne Sophie Schlewitz.
Le GPCEE souhaite notamment engager le dialogue avec les organisations professionnelles désireuses de travailler sur ces sujets et de formuler des propositions communes. L’objectif : redonner, selon l'organisme, « sa juste place » au dispositif dans les politiques publiques à venir.
Des chantiers immédiats pour la nouvelle équipe
Au-delà de l’horizon 2027, plusieurs dossiers attendent d’ores et déjà le nouveau bureau. Le GPCEE cite notamment l’envolée du cours des CEE précarité, la lutte contre la fraude, l’amélioration de la qualité des certificats produits et la question de l’accessibilité des différents gisements d’économies d’énergie.
Autant de sujets qui devraient continuer à alimenter les discussions autour d’un dispositif appelé à monter en puissance, tout en devant répondre aux critiques récurrentes sur son fonctionnement et son efficacité. Pour le nouveau bureau, le défi sera donc double : accompagner l’évolution des CEE tout en consolidant leur légitimité dans un paysage énergétique et politique en pleine recomposition.