Logement neuf : les signes de reprise restent fragiles
Autorisations, mises en chantier ou ventes aux particuliers...toutes les dernières statistiques du logement neuf pointent vers un même constat. Le redémarrage se fait encore attendre, du moins peine à se confirmer pour l'ensemble des segments de marché. Détails du bilan estival.
Selon les derniers chiffres délivrés par le ministère, les autorisations de logements affichent en juillet une légère baisse par rapport à juin (- 2,5 % en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables), pour atteindre 29 577 unités. Parallèlement les mises en chantier, tirées par le collectif, s’élèveraient à 27 677 unités, soit+ 8,9 % par rapport à juin, qui était stable, et un léger recul en mai (- 3,4 %).
Cette évolution traduit une situation encore contrastée. Sur les douze derniers mois, 370 700 logements ont été autorisés, un niveau inférieur de 9,5 % à la moyenne des cinq années précédentes. Les mises en chantier affichent un déficit encore plus marqué, avec environ 296 000 logements commencés, soit 11,8 % de moins que cette moyenne de référence.
Zoom par segment de logement
Le principal signal positif du mois de juillet vient donc des mises en chantier. La progression concerne en particulier le logement collectif, dont les ouvertures de chantier augmentent de 11 % sur un mois. L’individuel progresse également, mais de façon plus modérée.
Le marché du neuf semble donc avoir amorcé une amélioration en 2026, mais celle-ci reste à confirmer. La hausse des mises en chantier constitue un signal encourageant pour l'activité des entreprises et de la distribution, mais le niveau encore faible des autorisations montre que la reprise de la production de logements reste loin d'être acquise.
Les ventes du neuf aux particuliers rechutent
Le marché de la commercialisation de logements neufs peine encore, lui aussi, à confirmer son redressement. Au deuxième trimestre 2026, 16 100 logements neufs ont été réservés par des particuliers, soit une baisse de 4,8 % par rapport au trimestre précédent, après une hausse de 5,9 % au premier trimestre. Sur un an, les réservations reculent de 2,2 %.
Le recul concerne aussi bien les appartements que les maisons individuelles. Il touche également les nouvelles constructions et les opérations de construction sur existant. Le mouvement est donc assez généralisé, après le rebond enregistré en début d’année.
Le deuxième trimestre confirme donc la fragilité du marché du logement neuf. Malgré une remontée des mises en vente, la demande des particuliers reste insuffisante pour absorber l’offre. Avec des réservations en baisse, des annulations en hausse et un stock qui progresse, la reprise du neuf demeure encore incertaine.