Les consommations électriques inégales entre le Nord et le Sud

Grégoire Noble
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pylône électrique

La consommation électrique moyenne d’un Français s’élève à 2,22 MWh/an mais ce chiffre cache d’importantes disparités entre les territoires. Les villes de la moitié sud semblent consommer davantage mais plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation contre-intuitive.

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À partir des données des opérateurs de réseaux d’énergie, d’Enedis et de l’Insee, UpEnergie a établi une infographie de l’usage électrique en France. Il en ressort que la consommation annuelle moyenne d’un citoyen est de 2,22 MWh. Cependant, cette valeur varie fortement d’une région à l’autre. Trois villes importantes semblent consommer davantage : Aix-en-Provence, Bordeaux et Nice, toutes situées dans la moitié sud du pays. Une situation que le site comparateur de fournisseurs en énergie explique par la qualité différente de l’isolation des logements, le climat étant moins rigoureux dans les zones méridionales et semblant nécessiter moins de protection. Cependant, si les hivers sont plus doux, les étés sont également beaucoup plus chauds. Et le poste de dépense « climatisation/ventilation » prend alors le dessus. Des villes comme Saint-Etienne, Rennes ou Mulhouse, plus habituées au froid et à l’humidité, apparaissent finalement comme beaucoup plus économes en électricité.

Autre explication avancée : les maisons individuelles régions les plus froides ont peut-être davantage recours à d’autres formes de chauffage que celles du Sud, qu’il s’agisse de bois énergie ou de fioul domestique. D’où des consommations moindres en électricité. Le type de logement et l’occupation qui en est faite impactent également les factures. Une personne supplémentaire génère une surconsommation de +5 à +10 %, tandis que chaque pièce surnuméraire engendre +20 % de consommation électrique. De même, les équipements installés ont une grande importance : si tout est électrique (chauffage, eau chaude sanitaire, cuisson) ou pas, et si les appareils sont récents et bien classés énergétiquement (A+++) ou pas, et c’est tout le profil d’usage qui change. Une maison « tout électrique » de 80 m² avec 3 personnes, atteindra ainsi un gros 13,3 MWh/an, tandis qu’un petit appartement « partiellement électrique » de 50 m² n’hébergeant qu’un couple, restera sous la barre des 1,7 MWh annuels.

Vers le tout électrique et l'autoconsommation ?

En moyenne, le chauffage représente tout de même le premier poste de dépense électrique (28 %) devant l’eau chaude sanitaire (13 %) et la ventilation (2 %). Les consommations de l’électro-ménager et des équipements électroniques, prennent toutefois une grande importance dans les foyers français : 27 % pour la cuisson, la réfrigération et le lavage, plus 14 % pour le multimédia et 6 % pour l’éclairage… Le choix de ces appareils reste donc crucial pour réaliser de réelles économies de courant. UpEnergie rappelle que les radiateurs à inertie sont moins énergivores que les convecteurs basiques et qu’un logement équipé d’une PAC et de panneaux solaires verra sa facture d’énergie baisser drastiquement. 

Grégoire Noble
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