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[Fenêtres] L’UFME appelle à « sauvegarder » MaPrimeRénov’ monogestes

, mis à jour le 02/07/2026 à 08h44
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Fenêtre - Rénovation pour lutter contre les bouilloires et passoires thermiques.

RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE • La suppression des aides MaPrimeRénov’ pour la plupart des travaux réalisés “par geste”, notamment le remplacement des fenêtres, inquiète fortement la filière des portes et fenêtres. L’Union des fabricants de menuiseries (UFME) alerte sur les conséquences d’une telle décision gouvernementale.

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MaPrimeRénov’ se durcit un peu plus. À l’image de la Capeb et la FFB, la filière des menuiseries tire la sonnette d’alarme sur la nouvelle réduction des crédits alloués par l’Anah. L’UFME redoute que la baisse des moyens consacrés aux rénovations énergétiques par geste freine la demande des ménages et pénalise l’activité de toute la filière (amont, négoce et aval).

Face à ce coup de rabot supplémentaire prévu dès le 1er septembre 2026 pour la plupart des travaux de rénovation énergétique monogeste, l’organisation professionnelle fait part de sa « profonde inquiétude » et de son incompréhension. D’autant que le marché des fenêtres a subi un nouveau recul en 2025 selon une récente étude du cabinet TBC Innovations.

Alors que le Conseil national de l’habitat se tient ce 2 juillet, l’UFME rappelle en substance dans un communiqué l’urgence de construire un parcours de rénovation progressif, notamment pour le remplacement des fenêtres, face à l’urgence climatique Pour les professionnels de la filière, cette réforme marquerait un tournant majeur dans la politique publique de rénovation des logements. Elle interviendrait surtout « sans concertation préalable » avec les acteurs concernés et risquerait de pénaliser les ménages.

«Alors que les conséquences de l’inadaptation du parc français de logements sont au cœur de chacune des crises successives que nous traversons, cette décision constitue une nouvelle étape dans la disparition progressive du soutien public à la rénovation des logements.»
Laurent Desmales, président de l’UFME

Déclencher des rénovations plus ambitieuses

L’UFME estime que les changements répétés des règles du dispositif fragilisent la lisibilité des aides d’État et entretiennent une forte incertitude, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises du Bâtiment.

Selon Laurent Demasles, le président de l’UFME, « 90 % des fenêtres installées sur notre territoire sont produites en France ». Face à des dispositifs jugés instables, de nombreux ménages pourraient différer, voire abandonner leurs projets de rénovation, juge-t-il.

L’organisation rappelle pourtant que le remplacement des fenêtres constitue souvent « l’un des premiers gestes de rénovation énergétique réalisés par les ménages ». Et de préciser, dans le communiqué, que ce type de travaux constitue « souvent la porte d’entrée vers un parcours de rénovation plus ambitieux » (voir encadré ci-dessous).

Rénovation des fenêtres • Chiffres-clés

30 % des logements français sont encore équipés de fenêtres simple vitrage, alors que leur remplacement permettrait jusqu’à « 27 % d’économies de chauffage et 18 % d’économies d’énergie primaire ».

• Pour 40 % des propriétaires, le changement des fenêtres constitue souvent la première étape qu’ils engagent pour améliorer la performance énergétique de leur habitation.

71 % d’entre eux indiquent que ce premier chantier les a ensuite conduits à réaliser d’autres travaux de rénovation.
(Source : UFME)

Dans un contexte marqué par la multiplication des épisodes de fortes chaleurs, l’union professionnelle estime qu’une réduction des aides serait ainsi « contradictoire » avec les objectifs d’adaptation des logements au changement climatique.

Elle rappelle que les fenêtres performantes contribuent autant à limiter les déperditions de chaleur en hiver qu’à améliorer le confort thermique en été, notamment dans les “bouilloires thermiques”.

La filière craint aussi que cette nouvelle réforme n’exclut et ne pénalise les propriétaires en logement collectif. Beaucoup réalisent aujourd’hui leurs travaux individuellement et progressivement, au fil de leurs capacités financières.

Réserver les aides principalement aux rénovations globales ou aux travaux votés en copropriété risquerait, selon l’UFME, d’exclure une partie importante des ménages déjà fragilisés par le coût du logement et des crédits immobiliers. Enfin, les industriels alertent sur les conséquences économiques d’une telle mesure pour la filière déjà confrontée à un ralentissement de l’activité et à une réglementation jugée de plus en plus complexe.

Fort de plus de 30 ans d'expérience en presse BtoB et BtoC, Stéphane est rédacteur en chef de Zepros Négoce et Zepros Safety, passionné par les enjeux liés aux transitions environnementales et digitales dans le BTP.
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