Schneider Electric fermera son usine de Chasseneuil-du-Poitou en 2028
Le groupe prévoit de mettre fin à l’activité de son site industriel de la Vienne en mars 2028. Les 145 salariés sont concernés par un plan de sauvegarde de l’emploi. Cette décision s’inscrit dans une réorganisation plus large des implantations françaises, qui prévoit notamment 150 millions d’euros d’investissement dans l’Eure.
Le projet est désormais officiel. Réunis en comité social et économique (CSE) extraordinaire le mercredi 9 septembre, les représentants du personnel de Schneider Electric ont été informés de la fermeture programmée de l’usine de Chasseneuil-du-Poitou, dans la Vienne. Le site, implanté depuis 2005, emploie 145 personnes. La cessation de son activité est prévue en mars 2028.
La décision intervient dans le cadre d’une réorganisation industrielle en France, présentée par la direction comme un moyen de « renforcer sa compétitivité ». Le groupe prévoit également de regrouper plusieurs implantations normandes dans l’Eure, autour d’un investissement de 150 millions d’euros.
Reclassements proposés
Schneider Electric indique que les salariés concernés se verront proposer au minimum deux solutions de reclassement dans d’autres sites français du groupe. Ces propositions pourront inclure une requalification professionnelle, selon les besoins identifiés. La fermeture donnera lieu à un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).
Pour les représentants du personnel, la question est toutefois celle de la possibilité concrète de ces mobilités. Des représentants syndicaux soulignent que le site le plus proche, à Angoulême, se trouve à environ une heure et demie de route. Il estime que les reclassements pourraient donc impliquer un déménagement pour les salariés.
Décision contestée
La fermeture suscite une vive réaction de la part des organisations syndicales. Ces dernières estiment que le site dispose d’un niveau de charge élevé et de carnets de commandes remplis. Selon elles, les salariés ont fait évoluer leurs métiers et leur organisation pour répondre aux besoins du marché, sans que ces efforts ne permettent d’éviter la décision de fermeture.
Les syndicats dénoncent ainsi un décalage entre la situation industrielle du site et la décision annoncée. Une journée de mobilisation s'est tenue vendredi 11 septembre, à l’appel des sections FO et CFDT de l’établissement.
Réorganisation industrielle à grande échelle
Le cas de Chasseneuil-du-Poitou s’inscrit dans un mouvement plus large de transformation du dispositif industriel de Schneider Electric en France. Le groupe prévoit notamment de regrouper plusieurs sites dans l’Eure, avec un investissement annoncé de 150 millions d’euros. Cette réorganisation doit permettre de rationaliser les implantations et de renforcer la compétitivité des activités industrielles françaises.
La fermeture du site de la Vienne intervient ainsi dans un contexte où le groupe continue d’investir dans son outil industriel. Schneider Electric a opéré des arbitrages entre maintien de certaines implantations, regroupement d’activités et réorganisation de ses capacités de production.
L’annonce du 9 septembre ne marque pas la fermeture immédiate de l’usine. L’activité doit se poursuivre jusqu’en mars 2028, date prévue pour sa cessation. D’ici là, les discussions autour du PSE et des solutions de reclassement constitueront les principaux enjeux.
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