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Traitement anti-mérule : quand une simple plinthe révèle un chantier hors norme

, mis à jour le 17/09/2026 à 13h10
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Chantier mérule rénovation réparation

À Lorient, une maison des années 1930 a dû être pratiquement entièrement démantelée après la découverte d'une infestation de mérule. Partie d'une infiltration d'eau par un pignon, l'attaque fongique s'est propagée sur près de 70 m², touchant parquets, cloisons, plafonds et plusieurs éléments de structure.

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« J'ai rarement vu et ressenti cela. Cela m'a choquée. » Glwadys Lozachmeur, technicienne conseil chez Central Breton Habitat (CBH), se souvient de sa seconde visite dans cette maison individuelle lorientaise. Un mois auparavant, rien ne laissait présager l'ampleur des travaux. La maison présentait seulement un doute sur une plinthe à l'étage. « Après avoir montré au propriétaire à quoi ressemblait la mérule, mon conseil a été d'ouvrir pour voir jusqu'où cela allait et qu'il me rappelle », raconte-t-elle. 

Le doute initial, limité à une vingtaine de centimètres de plinthe, change rapidement d'échelle : l'infestation concerne finalement près de 70 m² sur les 120 m² habitables. Planchers, parquets, cloisons, plafonds suspendus : les ouvertures révèlent une contamination bien plus étendue qu'imaginé.

Avant tout traitement, une priorité s'impose : identifier et supprimer la cause de l'humidité. Une recherche de fuite permet de localiser le point d'entrée de l'eau au niveau du pignon, haut d'environ 12 m, dont les maçonneries devenues poreuses ont laissé pénétrer l'humidité. 

Chez CBH, certifiée CTB-A+, l'intervention n'est engagée qu'après contrôle de l'étanchéité des façades et identification puis réparation de la source d'infestation. Le diagnostic et les travaux préparatoires conduisent ensuite à mettre les zones contaminées à nu, afin de déterminer l'étendue de l'infestation et d'accéder aux supports.

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Chantier mérule rénovation réparation
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Chantier mérule rénovation réparation
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Chantier mérule rénovation réparation
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Chantier mérule rénovation réparation

Décaper, forer, injecter

La mérule ne s'est pas limitée aux éléments en bois directement visibles. Lors des investigations, de petits rhizomorphes sont notamment repérés au niveau des solives de la cheminée centrale. « Il a fallu ouvrir le boisseau et casser le mur pour traiter les cinq conduits. Un gros travail de maçonnerie », explique Glwadys Lozachmeur. Les parties contaminées ne sont pas toujours visibles : le champignon peut progresser derrière des parements ou dans des espaces confinés. La dépose devient alors une condition préalable au traitement. 

Une fois les supports accessibles, CBH met en œuvre son protocole fongicide. Les maçonneries sont d'abord traitées à la flamme, avant une phase d'injection dans leur épaisseur. Des puits sont forés selon un maillage régulier, aux trois quarts et aux quatre cinquièmes de l'épaisseur des murs, avec un quadrillage de 40 cm de côté au maximum, pour assurer une diffusion homogène du produit. L'infestation touche notamment les parquets et 11 solives, nécessitant des interventions complémentaires sur la structure. 

Le traitement de la mérule ne constitue donc qu'une partie du chantier. Une fois le bâtiment assaini, il faut reconstruire : maçonnerie, charpente, menuiseries, plomberie, peintures et réaménagements se succèdent d'octobre 2025 à décembre 2026.
Pour le propriétaire, la facture atteint 130 000 € TTC, incluant le traitement, la remise en état, la location d'un appartement et la garde des meubles. « Ce n'est pas un projet de construction ni de rénovation telle qu'on l'entend en général, mais une réparation », résume-t-il. 

La partie mitoyenne est heureusement restée saine. La découverte a néanmoins incité le voisinage à vérifier les éventuelles zones à risque, des caves aux greniers. D'autant que les contrats d'assurance habitation ne couvrent pas systématiquement les dommages liés à la mérule ni les travaux nécessaires à leur traitement…

Reportage réalisé par Marie Anne Page

Fiche technique

  • Lieu : maison individuelle, Lorient (56)
  • Surface de la maison : 120 m²
  • Surface infestée : environ 70 m²
  • Entreprise spécialisée : Central Breton Habitat (CBH), certifiée CTB-A+
  • Coût des interventions CBH : 15 800 € TTC
  • Durée du chantier : octobre 2025 à décembre 2026
  • Coût : plus de 130 000 € TTC
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