Formation : la pierre angulaire
Le déploiement de ces techniques dernier-cri ne pourra être possible et viable que si les professionnels du secteur sont capables de préconiser et d’installer dans les règles de l’art tous ces produits de plus en plus sophistiqués. Pour cela, sans la formation, point de salut. L’industriel franco-allemand l’a bien compris puisqu’il peaufine en permanence son dispositif de formation à destination des installateurs et des intégrateurs. « Car oui, à terme, il y a fort à parier que le métier du génie électrique se scinde en deux branches : celle des installateurs électriciens qui garderont leurs prérogatives de mise en œuvre d’installations électriques “standards”. Et celle des intégrateurs, métier à mi-chemin entre l’électricien et l’informaticien », reconnaît Stephan Kreutzer. D’ailleurs, les faits parlent d’eux-mêmes car les formations les plus fréquentées par les professionnels sont celles traitant de la maison connectée (avec un parcours certifiant) et des bornes de recharge pour les véhicules électriques.Pour être encore plus en phase avec la demande, la formation a été repensée en 10 blocs de compétences comptant au total environ 70 modules, que ce soit en standard ou en sur-mesure. Ce cursus est dispensé au sein des 10 centres répartis sur le territoire français mais aussi chez les clients. Il est complété par du e-learning et des vidéos didactiques, tandis que des Webinars sont à l’étude pour peaufiner le dispositif. « L’année prochaine verra également l’ouverture du nouveau centre de compétences à Paris afin de rayonner sur toute l’île-de-France. Et pour anticiper la transformation en profondeur des métiers du secteur, nous venons de créer un groupe d’experts qui sera en charge de développer l’outil pédagogique de demain », conclut Stephan Kreutzer.