Afin de définir clairement le concept de cette neutralité carbone, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et le cabinet de conseil spécialisé Carbone 4, ont élaboré un plan d’intervention articulé en trois volets. Le premier consistera pour chaque société à réduire les émissions sur son propre périmètre, ce que les spécialistes nomment les « émissions induites ». Il s’agira de viser la sobriété en réduisant les consommations énergétiques des bâtiments avec le concours de leurs occupants. Ces constructions devront être alimentées par des sources décarbonées, c’est-à-dire d’électricité et de chaleur renouvelables, tandis que les produits de construction qui les composent devront également être « bas carbone ».
Dans un deuxième temps, chaque société devra également contribuer à réduire les émissions en dehors de son propre périmètre, afin d’éviter un maximum de relargage dans l’atmosphère de dioxyde carbone, de protoxyde d’azote ou de méthane. Pour faire preuve de solidarité climatique, les industriels ou investisseurs pourront par exemple développer des services pour éviter des dégagements inutiles pour l’alimentation ou la mobilité. Ils pourront de même aider à rénover des bâtiments anciens ou à financer l’installation de systèmes de production d’énergies alternatives. Les acteurs de la construction pourront également participer de façon collaborative au développement de produits et d’équipements performants et bas carbone.