Rôle de prescription
Comme d’autres acteurs du marché, la marque se dit “smart friendly”. Et a fait un pas de plus à l’automne dernier. Avec
le cadenas Abus Touch, l’industriel entre de plain-pied dans l’univers de la biométrie grand public. Déjà en vogue dans les bâtiments tertiaires et industriels, cette technologie s’invite désormais de plus en plus en diffus. Vendu en négoce, mais aussi en grandes surfaces de bricolage, Abus Touch se définit comme un cadenas à empreinte digitale. En acier cémenté, le capteur mémorise jusqu’à dix empreintes d’utilisateurs différents. « En interne, des tests sont en cours pour déployer la technologie biométrique sur les poignées de portes et fenêtres, confie André Winterhoff. Mais si notre R&D se focalise bien sûr sur les systèmes électroniques et connectés, le cylindre mécanique contribue encore fortement à la croissance du groupe au niveau mondial. »En termes d'activité consolidée, l'industriel réalise environ 70 % de son chiffre d'affaires avec le segment – plutôt bien margé – de la Sécurité Bâtiment ; le solde avec le département Sécurité Mobilité (casques connectés, antivols…) dont pas moins de... 350 nouveautés sont annoncées pour 2020. « En France, nos chiffres se situent plutôt à 50/50. Nous disposons donc encore de marges de manœuvre pour nous développer en quincaillerie Bâtiment », admet pourtant le patron d'Abus France. Objectif affiché ? Réaliser d’ici à cinq ans « une croissance de l’ordre de +20 à +25 % en valeur sur l’activité Bâtiment ». En 2020, la marque va continuer à travailler avec le négoce entre autres. Mais en parallèle, elle entend renforcer sa mission de prescripteur auprès des collectivités territoriales. Ses huit commerciaux dédiés aux marchés du Bâtiment vont, entre autres, visiter les serruriers pour les « accompagner dans les appels d’offres ». Et « les aider à monter encore en compétence », précise le n°1 d’Abus France. Une façon de répondre, en partie, au vœu pieux de l’UNA-Capeb Serrurerie & Métallerie ? Régulièrement, son président, Gilbert Olivet, appelle la filière à « intégrer la transversalité des métiers entre serruriers, électriciens et domoticiens pour une expertise partagée »… Une recommandation bien avisée alors qu’
un récent sondage Ifop réalisé pour la société Hop Dépannage souligne que les Français ne feraient toujours pas confiance aux serruriers ? Stéphane Vigliandi