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Éclairages encastrés : attention dans les combles perdus !

Grégoire Noble
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illustration d'un éclairage encastré

L’Association des Industriels de la Construction Biosourcée (AICB) et le syndicat national des Fabricants d’Isolants en Laines Minérales Manufacturées (FILMM) s’inquiètent des négligences croissantes concernant la mise en œuvre de capots de protection pour éclairages encastrés dans le cadre de travaux d’isolation des combles perdus. Des négligences qui augmentent le risque de sinistres, notamment d'incendies.

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L’Association des industriels de la construction biosourcée (AICB) et le Syndicat des fabricants d’isolants en laines minérales (FILMM) s’inquiètent de la mise en œuvre d’éclairages encastrés sans capots de protection. Ces deux organisations professionnelles mettent en garde « contre les déclarations de certains fabricants d’éclairage qui se déclarent faussement conformes aux DTU ». Et de rappeler qu’il est nécessaire de toujours mettre en place ces capots lors d’une installation dans des combles perdus selon les exigences énoncées dans les NF DTU 45.10 et 45.11.

Selon leurs chiffres, les ventes de ces pièces de protection pour éclairages encastrés seraient en baisse significative depuis plusieurs mois et elles seraient de moins en moins utilisées. La cause ? L’utilisation d’éclairages Led « jugés à tort exempts de cette protection » et « l’argumentaire de certains fabricants indiquant que leurs éclairages ne nécessitent pas de telles protections car [ils] sont eux-mêmes conformes à la réglementation ». Or, cette affirmation serait fausse puisqu’ils ne sont pas a priori soumis au protocole établi en annexe du DTU 45.11. « Ces déclarations nous semblent particulièrement dangereuses pour deux raisons. Tout d’abord parce qu’elles entretiennent la confusion chez les applicateurs d’isolants qui ne sont ni formés, ni aptes à reconnaître systématiquement un modèle précis de spot encastré. Ensuite, parce qu’habituer les applicateurs à ne pas mettre de protections sur certains chantiers, c’est immanquablement les entraîner à se soustraire, par erreur ou à dessein, à l’obligation d’en poser sur d’autres qui en nécessitent impérativement, notamment sur les chantiers de rénovation où les éclairages encastrés sont encore pour beaucoup des spots halogènes, qui présentent un risque d’incendie plus élevé », déclarent les responsables de l’AICB et du FILMM. Le mieux est donc d’installer des protections sur les luminaires de façon systématique dans les combles perdus. 

« Ne pas respecter les exigences des DTU sur le traitement des éclairages encastrés, c’est compromettre la sécurité de tous »

Grégoire Noble
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