Première belle surprise, les ventes en diffus ont progressé de 4,7 % depuis le début de l’année et les permis affichent une petite hausse de 1,3 % sur les trois derniers mois. Explication ? Des taux de crédits bancaires et immobiliers toujours exceptionnellement bas pour lesquels, Jacques Chanut a tenu à remercier avec humour les banques, une fois n’est pas coutume, pour leur soutien « auprès des artisans et PME, comme des ménages accédants modestes (...) Personne n’avait envisagé que les taux continueraient à diminuer et que leur durée d’encourt se maintiendrai à très haut niveau. Les taux d’apports personnels sont en repli et le contexte profite également à l’investissement des entreprises (...) Merci les banques ! », Jacques Chanut, président de la FFB
Le collectif neuf est plus difficile à analyser. Recul de 8% en glissement annuel sur trois mois à fin juillet pour les permis et mises en chantier, chute de 22.1 % des mises en vente dans la promotion immobilière sur les deux premiers trimestres 2019 rapportés aux mêmes trimestres de 2018…Et pourtant, la FFB reste optimiste à l’unisson des promoteurs interrogés par l’Insee qui évoquent « le lancement de nouveaux programmes sur la deuxième partie de l’année et des ventes qui résistent finalement plutôt bien sur la première moitié, à -0,7 % par rapport à 2018 ».
Pendant ce temps, les marchés de l’amélioration-entretien redressent la tête. Après un 2ème trimestre à +0,5%, les perspectives pour ce segment d’activité sont « assez bien orientées pour les prochains mois laissant envisager, là encore, une deuxième partie d’année bien meilleure. », pronostique la FFB. En conclusion, la Fédération table donc désormais sur une hausse minimale de 1,3 % pour l’ensemble du Bâtiment en volume. Si 2019 devrait donc constituer un bon cru pour la filière, la Fédération poursuit son travail de lobby pour préserver l’activité en 2020. Trois projets toujours en discussion pourraient en effet ternir les résultats : « le durcissement des règles prudentielles s’appliquant aux établissements de crédit », qui pourrait freiner les projets des ménages modestes, la suppression du PTZ dans le neuf en zones B2 et C, « soit sur les seuls territoires où la primo-accession des ménages modestes s’avère possible. », enfin le projet de transformation du CITE en prime.