L’AFPAC lance son plan d’action pour booster le déploiement des pompes à chaleur
La France doit réduire fortement les émissions liées au chauffage des bâtiments pour respecter ses engagements climatiques. L'objectif d'installer 8,8 millions de PAC d’ici 2030 doit contribuer à cette réussite. Face à ce défi et pour accélérer ce déploiement, l’AFPAC vient de dévoiler un plan d'action avec notamment pour leviers l'innovation, la simplification, la fiscalité.
Accélérer le déploiement et ajuster la fiscalité
Le premier axe de ce plan vise à mettre réellement en œuvre le plan gouvernemental « 1 million de PAC en 2027 » sur tout le territoire. L’AFPAC veut s’appuyer sur un Centre d’expertise PAC (CEPAC), opérationnel début 2026, et sur le consortium CAP PAC 2030 pour coordonner la filière et suivre les déploiements, avec en complément une campagne nationale d’information et des actions ciblées vers les ménages encore chauffés au fioul ou au gaz.
Le plan demande aussi d’aligner la fiscalité avec les objectifs climatiques, en rendant l’électricité plus compétitive que les énergies fossiles. Il propose de donner de la visibilité sur une baisse des taxes, d’exonérer temporairement de taxe foncière les propriétaires qui installent une PAC et de promouvoir davantage les systèmes de chauffage alternatifs aux chaudières fossiles.
Faciliter les chantiers et le financement des équipements
Sur le terrain, l’objectif est que les bâtiments puissent accueillir plus facilement une PAC, en particulier dans le neuf. L’AFPAC suggère de rendre obligatoire le raccordement ou le pré-équipement des constructions neuves, d’assouplir certaines contraintes architecturales et de simplifier les raccordements électriques, avec un taux de réfaction de 80% et des démarches accélérées auprès des gestionnaires de réseaux.
Pour lever le frein du coût d’investissement, le plan combine plusieurs leviers financiers. Il évoque un programme CEE dédié au leasing de PAC, un financement labellisé par l’État adapté à la durée de vie des équipements et un renforcement du prêt à taux zéro, avec une meilleure mise en avant de ce dispositif par les banques.
Mieux reconnaître tous les usages et simplifier les aides
Le document met aussi en avant la PAC Air/Air, déjà utilisée pour le chauffage et le confort d’été mais encore peu aidée. L’AFPAC demande une nouvelle fiche CEE pour mieux valoriser ses performances, un taux de TVA réduit à 5,5% pour toutes les PAC et un décalage des contraintes F-Gas, le temps de former la filière installation et maintenance.
Enfin, le plan insiste sur la qualité des installations et la lisibilité des aides pour les ménages comme pour les pros. Il propose un entretien annuel obligatoire, un référentiel « Qualité » pour les systèmes collectifs et tertiaires, un certificat de conformité pour chaque installation en maison individuelle, des offres d’électricité dédiées aux logements équipés de PAC et un dispositif d’aides simplifié, unique et stable, ouvert aussi aux résidences secondaires.