[Salon] En avant pour Préventica Grand-Ouest !

Stéphane Vigliandi
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Salon Préventica-Paris 2021 - Exosquellette

Rendez-vous incontournable des DRH et préventeurs en matière de santé, de sécurité et de qualité de vie au travail, le salon Préventica Nantes se déroule du 17 au 19 mai dans un contexte d’entrée en vigueur progressive de la loi Santé au Travail d’août 2021.

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Près d’un an après le retour du salon Préventica en présentiel à Lyon, puis dans la capitale en novembre 2021, l’un des principaux événements du secteur prend ses quartiers au Parc des expositions de Nantes cette semaine. Comme à l’occasion de chaque édition régionale, cette session du Grand-Ouest est l’occasion pour toute la filière de la prévention de faire le point sur les évolutions majeures en termes de santé, de sécurité et de qualité de vie au travail.

Autant d’enjeux qui concernent toutes les entreprises quelle que soit leur taille – y compris dans le secteur du BTP. Au total, pas moins de 9 000 participants vont sillonner les allées du salon durant trois jours : dirigeants de PME et de grandes entreprises, collectivités locales, syndicats professionnels, experts en Qualité, Hygiène et Sécurité (QHS), responsables RH et organismes publics.

Au programme ? L’organisation du travail et la prévention des risques qu’il s’agisse de bruit, de poussières, d’amiante ou d’autres polluants ; l’analyse, puis la réduction des situations de pénibilité notamment sur les chantiers et dans les entrepôts ; l’innovation dans le management et le dialogue social « pour améliorer la confiance et l’engagement des salariés », énumèrent par exemple les organisateurs.

Au total, 150 conférences et ateliers interactifs sont programmés durant les trois jours du salon.

Enrichissements

Dans le cadre de conférences et de tables rondes, une pléiade d’experts va traiter d’un vaste éventail de sujets parmi lesquels les effets du télétravail depuis le premier confinement sanitaire, les obligations réglementaires, les EPI connectés, la qualité de l’air, l’ergonomie des postes de travail ou encore les maladies professionnelles.

Intervenante Santé au travail chez Schneider Electric, Régine Coubes résume sa perception de ce salon : « C’est à la fois un enrichissement par le biais des conférences où on est plus sur des aspects d’apports théoriques, qui nourrissent mon activité au quotidien, et puis sur des découvertes d’aménagement de postes, sur l’aménagement des situations de travail, que ce soit dans le champ du handicap ou d’autres domaines ».

Côté exposants, pas moins de 380 stands ! Une offre d’équipements EPI et EPC), de solutions et de services qui représente un bel échantillon du monde de la prévention et de la santé au travail : organismes de conseil et formation, équipementiers, prestataires de services, aménageurs d’espaces de travail ou encore start-up développant des dispositifs connectés entre autres. Le salon propose également une série de webinaires et de podcasts, ainsi qu’un fil quotidien d’actualités. Pour ne rien manquer ! Grégoire Noble, avec S. V.

MÉMO • La loi “Santé au travail” en 5 dates

Suivi médical, actions liées à la prévention dans les entreprises, formation sécurité : la loi du 2 août 2021 dite loi “Santé au travail” renforce la prévention au sein des entreprises. Elle entre progressivement en vigueur. Une série de décrets en a fixé son calendrier d’application.

• Depuis le 31 mars 2022, les SST (Services Santé Travail) deviennent les SPST (Services Prévention Santé Travail) et élargissent leur champ d’action. Un accent particulier est porté pour sensibiliser employeurs et salariés en matière de prévention des risques professionnels.

• Courant mai ou juin 2022, de nouveaux décrets vont préciser l’enrichissement de “l’offre socle. Dorénavant, chaque SPST pourra proposer une offre de services complémentaires.

• Au 1er octobre 2022, l’entrée en vigueur du “Passeport Prévention”. Il définira et tracera les différents types de formation à déployer en interne.

• À partir du 1er juillet 2023, les versions successives du DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels) devront être conservées au moins quarante ans pour les entreprises d’au moins 150 salariés. Cette conservation s’effectuera de façon dématérialisée sur un portail numérique. Den outre, le DUERP devra alimenter le programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail dans les entreprises de 50 salariés et plus. Concernant les TPE et PME (moins de 50 salariés), un plan d’actions de prévention et de protection sera mis en place. Pour mémoire, le document unique d’évaluation des risques professionnels est obligatoire dans toutes les entreprises dès l’embauche du premier salarié.

• Le législateur y a intégré un volet formation Sécurité concernant les élus du CSE : les référents “Harcèlement sexuel” et les référents “Santé-sécurité au travail”.
 

Stéphane Vigliandi
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