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[Chimie] L’Europe sonne le glas des PFAS

Stéphane Vigliandi
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PFAS - Test en laboratoire.

Plus connues sous le nom de PFAS, les per- et polyfluoroalkylées sont des substances aux propriétés chimiques spécifiques, utilisées dans de nombreux domaines industriels et produits de la vie courante. Les autorités sanitaires européennes et françaises tirent la sonnette d’alarme.

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L’Agence européenne des produits chimiques (Echa) crie haro sur les PFAS. Traditionnellement surnommées « produits chimiques éternels » en raison de leur décomposition extrêmement lente dans le corps et dans l’environnement (l’air, l’eau, les sols et l’ensemble de la chaîne alimentaire), ces substances perfluorés et polyfluoroalkylés – dont certaines sont déjà proscrites dans l’Union européenne – sont toxiques pour l’humain et l’environnement.

Massivement utilisés dans l’industrie depuis les années 1950 pour leurs propriétés antiadhésives, on les retrouve dans une multitude d’objets du quotidien et d’applications industrielles telles que des mousses anti-incendie, peintures ou pesticides entre autres. Selon l’Echa, ces molécules sont associées à des maladies allant de problèmes cardiaques au cancer.

10 000 composés perfluorés sont potentiellement concernés.

En décembre 2022, le groupe nord-américain 3M, par exemple, a ainsi annoncé sa volonté de cesser de fabriquer des PFAS d’ici à 2025, tout comme d’y recourir pour l’ensemble de son portefeuille de produits. En février dernier, l’Agence a d’ailleurs une fois encore tapé du poing en publiant une série de propositions visant à interdire tous les PFAS. Soutenu par la France, ce projet est mis en consultation publique jusqu’à fin septembre 2023. Il sera ensuite soumis aux vingt-sept États-membres d’ici à 2025.

De son côté, le gouvernement français a mis en œuvre en janvier un plan d’action national PFAS 2023-2027 que pilote le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires. Sa feuille de route structurée autour de six axes stratégiques vise à « réduire les risques à la source, à poursuivre la surveillance des milieux, à accélérer la production des connaissances scientifiques et à faciliter l’accès à l’information pour les citoyens ».

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Stéphane Vigliandi
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