Les Français ont confiance dans les renouvelables et dans leurs installateurs
Avec son 15e baromètre avec Opinionway, Qualit’EnR constate que – plus que jamais – les Français ont confiance dans les énergies renouvelables et dans leurs installateurs pour déployer des systèmes et machines chez eux, qu'il s'agisse de solaire, de pompe à chaleur ou de bois énergie.
C’est une bonne nouvelle pour les artisans et entrepreneurs du secteur : avant même les vagues de chaleur de cet été (l’enquête d’opinion a été réalisée au printemps), les consommateurs français se montrent convaincus par les énergies renouvelables au sens large, qu’il s’agisse de solaire photovoltaïque ou thermique, de PAC/CET ou de bois énergie. Selon les chiffres révélés par le 15e baromètre Qualit’EnR, la confiance envers ces différentes sources d’énergies est importante : les chauffe-eau thermodynamiques arrivent en tête (82 %), tout juste devant les pompes à chaleur (81 %) et le photovoltaïque (65 %). « Il n’y a pas de frein à leur adoption », résume Teddy Puaud, délégué général de l’association Qualit’EnR (organisme de qualification). « Il y a même un progrès très positif, c’est un marché à fort potentiel ». Si les Français devaient remplacer leur système de chauffage, près des 3/4 choisiraient une solution EnR.
Les Français se déclarent nombreux à être prêts à rénover leur logement (43 %, +9 points par rapport à 2025). Environ 1/3 dit vouloir consulter une professionnel à cet égard (+15 points !). Dans la mesure où plus de la moitié des foyers français ne sont pas encore équipés d’une seule source d’énergie renouvelable, « la réserve de croissance est considérable », commente Teddy Puaud. Sur ces ménages non équipés, une part importante (39 %) envisage de franchir le pas.
Après un recul sans précédent en 2024, la confiance des Français envers les installateurs est revenue au plus haut niveau : 70 % des répondants se disent prêts à confier leur projet à un professionnel des EnR. Qualit’EnR souligne : « Cette confiance se construit sur des critères très précis ». Ainsi, pour une immense majorité, une entreprise se doit de posséder une qualification spécifique (81 %) ou une mention RGE (77 %). Les autres critères de choix se portent sur la proximité : l’artisan doit être recommandé par un proche (78 %), présenter de solides références (76 %) ou être implanté à proximité (73 %). Les avis positifs glanés sur Internet n’arrivent que plus loin (63 %).
Les PAC ont besoin de bras
Pour François Deroche (président de l’Afpac), la France compte déjà 7,2 millions de PAC et CET installés. Ce qui en fait une technologie mature avec un bon retour du terrain. Environ 12 000 entreprises sont aujourd’hui qualifiées Quali’PAC. Mais pour répondre aux besoins du plan gouvernemental d’électrification des usages, environ 10 000 installateurs supplémentaires seront nécessaires, ainsi que 14 000 mainteneurs ! « Il y a un enjeu de massification, le gap est considérable », constate François Deroche. Pour attirer de nouvelles personnes dans ce secteur de la transition, plusieurs axes devront être travaillés, dont l’amélioration de la formation initiale (qui ne repose pour l’instant que sur 20 heures de cours) et favoriser la reconversion des professionnels des énergies fossiles (chauffagistes, spécialistes du froid…). D’autant que la PAC réversible est revenue sur le devant de la scène avec les épisodes caniculaires que la France a traversée. Aujourd’hui, 1/3 des installateurs ne valident pas leur formation et 22 % des audits révèlent des non-conformités majeures. La marge de progression reste importante pour disposer de toutes les compétences voulues dans l’Hexagone…
À LIRE AUSSI :
Sur le même sujet