Le gouvernement se trompe de politique du Logement selon l'Alliance
L'Alliance pour le Logement va de désillusion en désillusion. Le statut de bailleur privé qu'elle pensait acquis pour relancer la construction neuve par l'investissement locatif est remis en cause par le gouvernement...
Le mouvement, né en 2023 et qui rassemble la FFB, les architectes (Unsfa) et économistes de la construction (Untec), plus le monde de l’immobilier (FPI, FNAIM) et des bailleurs sociaux (USH) pousse un énième coup de gueule auprès du Premier ministre : il s’insurge contre « l’enterrement du statut de bailleur privé ». Car deux amendements gouvernementaux semblent vider de sa substance le dispositif prévu à l’origine. Selon les membres de l’Alliance pour le Logement, l’ajout de niveaux de loyers trop bas, le plafonnement de l’amortissement et la non imputabilité du déficit foncier au titre de l’amortissement sur le revenu global, la durée minimale de location portée de 9 à 12 ans en excluant l’individuel et la location ascendants/descendants, et en imposant des travaux d’au moins 40 % dans le bâti ancien, annulent tout intérêt.
Ils écrivent : « À travers ces amendements, le gouvernement renonce à mener une véritable politique du logement et à soutenir la relance dont le pays à absolument besoin, en pleine contradiction avec les propos relatifs [du Premier ministre] au statut de bailleur privé tenus publiquement le 23 décembre 2025 à Matignon ».
Les membres de l’Alliance, qui rappellent que le consensus parlementaire avait pourtant été obtenu – chose rare sur un sujet fiscal – pour relancer l’investissement locatif privé. Ils concluent de façon très sombre : « Face à ce choix incompréhensible, nous pouvons d’ores et déjà annoncer que la crise du logement va s’aggraver sur tous les territoires ». Et demandent évidemment au gouvernement de faire machine arrière.