Le logement, ce refuge de plus en plus rare et cher

, mis à jour le 14/10/2026 à 15h06
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Devanture agence immobilière logement

Offre faible, foncier inexistant, prix élevés, crédits compliqués, consommations énergétiques chères, confort d'été relatif... Les difficultés semblent s'accumuler pour les Français par rapport à leur logement. Pourtant, une majorité se déclare encore "bien logée" et donc satisfaite de son toit. Découvrez les critères décisifs pour le choix d'un chez soi.

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Les Français sont de plus en plus inquiets par rapport à leur logement : trouver un bien, parvenir à le payer, le maintenir en bon état et s’y sentir bien, tout semble être plus compliqué. C’est en tout cas le sentiment qu’ont partagé les 3 300 répondants à la 10e édition du Baromètre Qualitel, enquête menée par Ipsos (au printemps, avant même les vagues de chaleur) qui donne la parole aux occupants de tous les logements, anciens ou récents, propriétaires ou locataires.

Brice Teinturier, directeur général délégué de l’institut de sondage, explique : « C’est une enquête utile. La France est à la veille d’échéances électorales majeures (en 2027) et le logement s’invite dans le débat public ». L’indice Qualiscore a évolué, intégrant cette année plusieurs critères de confort d’été, de résilience du bâti face aux éléments et de taux d’occupation (m²/personne). Globalement, la note attribuée par les répondants reste stable, d’année en année, aux alentours de 7/10. Les logements récents (moins de 10 ans) et ceux qui bénéficient d’une marque de qualité font mieux, avec des notes qui vont de 7,5 à 7,8. Le nouveau marqueur de confort d’été ne montrait pas déjà d’inconfort estival, puisque près de 70 % des Français se disaient encore satisfaits de la performance de leur logis. Brice Teinturier analyse : « La date de construction reste déterminante pour le confort d’été : un bien d’avant 1945 donne 68 % de satisfaits, contre seulement 56 % pour un logement de l’après-guerre ».

Autre problématique majeure pour les répondants : le parcours d’accès au logement est de plus en plus difficile, avec une offre réduite (foncier, logements), des taux d’intérêts en hausse, des exigences accrues de la part des propriétaires et un pouvoir d’achat en recul. Toutes les régions partagent ce sentiment de difficulté, et les jeunes – étudiants ou actifs – s’y montrent encore plus sensibles.

Économies d'énergie, confort thermique et acoustique, QAI...

Une (courte) majorité de Français s’estime « très bien logée » (51 %) tandis que seulement 7 % se disent « mal logés ». Ce sentiment varie fortement en fonction de la situation : les propriétaires de maisons à la campagne se disent bien mieux logés que des locataires d’appartements en grande métropole. Les critères qui définissent cette qualité de logement eux, sont plutôt partagés : consommations énergétiques, isolation phonique, confort thermique été comme hiver, et qualité de l’air intérieur. D’autres critères secondaires viennent ensuite s’ajouter comme la sécurité, la végétalisation, l’esthétique, l’adaptation aux PMR ou la proximité de commodités (commerces, transports, services). Côté dépenses, les Français font état d’une hausse de la part du budget alloué au logement ces cinq dernières années, « principalement à cause du poste Énergie », note Brice Teinturier. D’où la nécessité de trouver un bien économe, suffisamment isolé et non dépendant à des sources carbonées comme le fioul. Il faut noter que près d’un répondant sur cinq se dit inquiet de devoir changer de logement dans les années qui viennent, à cause de la problématique du budget. Les travaux d’efficacité énergétique, de confort thermique et de ventilation restent donc totalement pertinents. Demeure la question des capacités de financement... 

Fort de 15 ans d’expérience dans la presse bâtiment, Grégoire, Rédacteur en chef de Zepros Bâti depuis 2019, est spécialisé dans les matériaux, l’isolation, la charpente, la couverture et les innovations énergétiques.
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