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Salaires : le Bâti fait de la résistance

Grégoire Noble
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Si l’activité dans le neuf est chahutée, le bâtiment reste un grand pourvoyeur d’emplois, notamment grâce aux travaux d’ampleur comme le Grand Paris ou à la tendance de fond concernant la rénovation énergétique. Les métiers évoluent, se font de plus en plus techniques, ce qui explique la hausse des salaires constatée. D’autant que face à la pénurie de main d’œuvre qualifiée, les patrons proposent des rémunérations plus attractives.

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Le contexte est paradoxal : d’un côté, le BTP est le secteur de l’économie française qui a le plus vite redémarré pendant la crise du Covid-19 et qui a su rebondir en 2022, avec une bonne activité et des carnets de commandes bien garnis. De l’autre, le contexte international fait peser d’énormes contraintes sur les prix des matériaux et de l’énergie, ce qui renchérit les coûts de construction. Se détournant de la construction neuve, le marché français s’oriente peu à peu vers la réhabilitation et la rénovation énergétique du parc existant. Le cabinet de recrutement Hays, qui a compilé ses données pour publier un baromètre des rémunérations, note : « Avec une pénurie de compétences toujours aussi marquée, le déséquilibre entre l’offre et la demande engendre une hausse des salaires et des contre-propositions de plus en plus nombreuses ».

Des débutants à 23 k€ et des directeurs confirmés à 88 k€

Les experts des ressources humaines analysent : « Pour s’adapter dans un contexte actuel de fortes incertitudes économiques et géopolitiques où les marges s’amenuisent, les entreprises doivent maintenir un certain degré de compétitivité pour leur permettre d’attirer des talents toujours aussi rares, et de suivre les nouvelles tendances technologiques. En plus des autres leviers à actionner, la tendance est à la hausse des salaires, pas simplement pour recruter, mais surtout pour fidéliser des collaborateurs toujours plus exigeants quant à leur qualité de vie au travail ». Les profils les plus recherchés sont les chefs de projets, les ingénieurs de travaux ou études de prix, et les chefs de secteur.

Les plus petits salaires débutent à 23-27 k€ annuels pour un technicien d’études junior et 24-28 k€ pour un dessinateur/projeteur avec peu d’expérience. Chefs de chantier et conducteurs de travaux pourront commencer leur carrière à 32-36 k€ et évoluer vers 37-44 k€ avec quelques années d’expérience. Les profils d’ingénieurs sont, d’emblée, mieux rémunérés : entre 36 et 42 k€ pour un jeune frais émoulu de l’école qu’il s’agisse d’ingénieur commercial, d’ingénieur méthodes ou études, voire 39-45 k€ pour un ingénieur spécialisé en travaux. Pour tous ces profils, les rémunérations évoluent de +5 k€ par période de 3 ans d’ancienneté supplémentaire. Les plus gros salaires vont aux directeurs de travaux qui peuvent prétendre à largement plus de 80 k€ annuels s'ils ont plus de 8 ans d'expérience. Hays note que la disparité entre l’Île-de-France et la province est moins marquée que dans d’autres secteurs économiques : il faudra compter -5 % en province par rapport à un salaire francilien pour un poste équivalent.

Les compétences les plus recherchées (selon le cabinet Hays) :

•    Rigueur
•    Flexibilité
•    Leadership
•    Autonomie

Grégoire Noble
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