Après la chaussure de sécurité, Jallatte prend pied sur le marché des gants de protection
Après presque 80 ans d’expertise dans la chaussure de sécurité, Jallatte se lance sur le marché de la protection des mains. Dévoilée sur le salon Expoprotection (du 3 au 5 novembre à Paris Expo), la première collection de quinze gants marque une étape stratégique dans le développement du fabricant français.
De la chaussure de sécurité aux gants de protection, Jallatte étend son territoire de marque. Et franchit une étape « majeure » dans sa diversification. Spécialisée historiquement sur le marché du chaussant professionnel, l’entreprise française basée dans le Gard lance sa première collection de gants à l’occasion d’Expoprotection 2026 qui se tient du 3 au 5 novembre à Paris Expo Porte de Versailles.
À l’origine de la démarche, il y a tout d’abord un constat. Selon l’Assurance Maladie - Risques professionnels, la majorité (entre 80 % à 90 %) des accidents du travail avec arrêts liés à une blessure de la main ou des doigts trouve son origine directe dans une forme de risque mécanique : coupures, cisaillements, chocs et impacts ou tout élément pouvant entrer en contact avec le corps humain et causer une blessure.
Pour investir ce marché mature et très concurrentiel, le fabricant entend capitaliser sur les fondamentaux qui ont construit son savoir-faire : « protection, innovation technologique, confort, ergonomie, design et durabilité », rappelle-t-il dans un communiqué. Avec une attention particulière portée à l’impact environnemental.
« Élargir notre expertise à la protection des mains est une évolution naturelle pour Jallatte. Nous partageons avec nos clients une connaissance très fine des environnements de travail, des risques et des usages. »
Jean-Marie Calame, directeur général de Jallatte
Une gamme de 15 gants pour divers usages
À la tête de l’entreprise, Jean-Marie Calame souligne que « notre ambition n’était pas simplement de proposer des gants supplémentaires, mais d’apporter au marché une offre fidèle à l’ADN Jallatte : technique, innovante, confortable et exigeante en matière de santé et de sécurité ».
Sa première collection de gants premium comprend quinze modèles dédiés à la prévention des risques mécaniques. Et vise à couvrir des besoins variés : « de la manipulation fine aux environnements exigeant des niveaux de protection plus élevés ». Cette diversification permet aussi à Jallatte de « répondre à des besoins complémentaires auprès de ses clients historiques », notamment dans le BTP, l’industrie, l’énergie et les services.
Selon les chiffres de l'Assurance Maladie - Risques professionnels, la France recense tous les ans environ 150 000 à 180 000 accidents du travail avec arrêt liés spécifiquement à une blessure de la main ou des doigts.
Vers une approche globale de la protection
Pour concevoir et développer cette première gamme, Jallatte s’est concentrée sur « plusieurs attentes clés du marché du gant professionnel : dextérité, résistance, polyvalence, confort, respirabilité et écoresponsabilité », argumente le fabricant ; le but étant de concilier protection et facilité d’utilisation, sans sacrifier au confort de travail.
Avec un parti pris ouvertement revendiqué : « faire de l’innovation “matière” un élément central de sa différenciation » (voir encadré ci-dessous). En outre, les gants sont certifiés Oeko-Tex Standard 100 garantissant l’absence de substances nocives pour la peau.
En matière de certifications, ces EPI sont « marqués CE et certifiés selon les normes en vigueur : EN ISO 21420 (exigences générales : ergonomie, innocuité, confort), EN 388 (résistance aux risques mécaniques : abrasion, coupure, déchirure, perforation), EN ISO 13997 (résistance à la coupure) et EN 407 (résistance à la chaleur de contact) », détaille la marque. En outre, ses gants sont certifiés Oeko-Tex Standard 100 : un label international garantissant l’absence de substances nocives pour la santé humaine.
Au-delà de l’enrichissement de son catalogue, l’entreprise a étoffé ses équipes produits et commerciales. Elle étend aussi son offre de services en intégrant entre autres l’analyse des risques aux postes de travail, la préconisation des équipements les plus adaptés et la formation des utilisateurs. Alors qu’elle célèbrera ses quatre-vingts ans en 2027, Jallatte entend ainsi « faire évoluer progressivement son accompagnement vers une approche plus globale de la protection individuelle ».
Deux innovations phares
• UTILISATION DU GRAPHÈNE. Pour concevoir sa première gamme de gants de protection, Jallatte a mis au point Graphtane : sa technologie exclusive développée autour du graphène. Isolé et caractérisé pour la première fois en 2004, ce matériau cristallin bidimensionnel est composé d’une unique couche d’atomes de carbone disposés selon un motif hexagonal en forme de nid d’abeilles.
Le tiers-indépendant nord-américain, l’Advanced Carbon Council, a d’ailleurs réalisé des tests pour vérifier et valider la nature et la conformité du graphène. Présenté comme le matériau du XXIe siècle par la communauté scientifique, « le graphène se distingue notamment par sa résistance mécanique, son extrême finesse, sa légèreté et son excellente conductivité thermique », tout en limitant le développement de bactéries, précise-t-on chez Jallatte.
• ENDUCTION NITRILE RECYCLÉE. L’innovation se joue aussi « à la surface du gant ». La gamme bénéficie du R-NanoGrip+ qui, selon Jallatte, permet de proposer « la première enduction en nanomousse de nitrile recyclée du marché ». La formulation intègre d’ores et déjà « 11 % de nitrile recyclé » issues de chutes de production non utilisées et non souillées sans impacter les performances techniques des produits.