Lafarge va s'activer pour les ciments d'argile

, mis à jour le 26/03/2026 à 14h57
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argile grise

Le groupe Lafarge-Holcim décarbone autant que possible sa production afin de respecter les engagements environnementaux. Il va notamment accroître sa production de ciments d'argile activées et poursuivre la dynamique commerciale de sa mousse de béton isolante Airium.

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En 2026, le cimentier franco-suisse (groupe Holcim) produira 1,1 million de tonnes de ciment à base d’argiles activées, afin de poursuivre la réduction de son empreinte environnementale. Le taux d’incorporation atteindra les 22 % pour les CEM IV/A tout en offrant des performances adaptées à toutes les applications. Cette année, plus de 85 % des ciments à base d’argiles activées feront partie de la gamme bas carbone EcoPlanet. Une seconde ligne de production sera créée à Saint-Pierre-la-Cour (Mayenne) qui sera opérationnelle en 2029, afin de tripler la production.

En 2025, Lafarge a déjà produit plus de 600 000 t. de ce type de ciments décarbonés, grâce à ses unités de La Malle (Bouches-du-Rhône) opérationnelle depuis 2022, et de Saint-Pierre-la-Cour entrée en service en 2023. Tout repose sur le procédé breveté ProximA Tech qui permet de produire une argile activée dont le poids carbone est proche de zéro et qui est utilisée comme additif pour réduire la part de clinker d’un ciment.

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bloc airium Lafarge

Le bloc Airium est un best-seller

Depuis 2017, date de son lancement, le bloc maçonné à mousse isolante minérale Airium a rencontré le succès. Environ 15 millions de blocs ont été mis en œuvre rien que sur le territoire français. Lancés il y a 10 ans avec le GIE France Blocs – rejoint récemment par Chausson et Queguiner – les gammes Airium R1, Fabtherm’Air (Fabemi) et Kosmo (Alkern) « sont devenues incontournables dans le paysage de la construction de maisons individuelles ou de logements collectifs ». Le passage progressif aux seuils 2025 puis 2028 de la RE2020 amène des exigences renforcées en matière d’impact carbone qui orientent vers des solutions moins émissives. Une étude du BE Amodev réalisée fin 2025 compare 5 solutions de façade utilisant des maçonneries en petits éléments et présentant des résistances thermiques comprises entre 0,3 et 1,7 m².K/W. Des différences apparaissent au niveau des épaisseurs et natures des doublages, de la quantité de surface habitable restante et de l’impact environnemental. Passer d’un bloc creux rectifié à un bloc isolant permet un gain de -2 cm d’épaisseur de paroi et de presque +7 m² de surface sur l’ensemble d’une maison !

Fort de 14 ans d’expérience dans la presse bâtiment, Grégoire, Rédacteur en chef de Zepros Bâti depuis 2019, est spécialisé dans les matériaux, l’isolation, la charpente, la couverture et les innovations énergétiques.
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