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Le Groupe Qérys peaufine son “échoppe” logistique

Stéphane Vigliandi
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Logistique Qérys.

Après avoir injecté 3,7 M€ pour bâtir “L’Échoppe Numérique” conçue comme un lieu « hybride et créatif » destiné à centraliser tous ses métiers liés à l’e-commerce et au digital, le groupe familial aquitain poursuit en parallèle sa mutation logistique. Au centre de ses attentions actuellement : le réseau BtoB Sider.

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EN PHOTO En cours de déploiement depuis un an sur le hub logistique de Buzançais, dans l’Indre, la solution de préparation de commandes au détail Skypod, développée par la start-up nordiste Exotec, permet d’ores et déjà au Bordelais Qérys de disposer d’une “armada” de 60 robots.

Omnicanal, multicanal, transcanal, web-to-store, drive-to-store, phygital… : ces termes font désormais partie du “bréviaire” de l’ensemble des fonctions supports dans – presque ! – toutes les entreprises. Engagée depuis 2017 dans une logique de transformation à 360°, le Groupe Qérys s’attèle à y faire rentrer de plain-pied son enseigne Sider qu’il présente comme étant « le n°1 du stock multi-technique réservé aux professionnels et aux collectivités » (sanitaire, plomberie, chauffage-ventilation, électricité, menuiserie-serrurerie, droguerie-quincaillerie, outillage, EPI et espaces verts).

Pour mettre en exergue « la performance globale de ses offres », l’enseigne BtoB multispécialiste a entamé une phase de relocalisation de ses sept agences régionales. En clair : les comptoirs de vente vont être redimensionnés et reconfigurés pour devenir dé véritables entrepôts régionaux.

Leur business model ? La plateforme centrale que Sider a implantée courant 2019 à Marquette-lez-Lille (59) avec, à la clé, ses 3 300 m² couverts et une capacité de stockage revendiquée de l'ordre de 18 000 articles. Le calendrier de transformation est déjà écrit. La cadence, elle, se veut plutôt soutenue. La bascule sera opérationnelle sur les sites de Toulouse et Rennes au cours de l’été 2021, puis en principe celui de Dijon au premier trimestre 2022.

Consignes automatiques...

Dans ce projet, il y a néanmoins une exception : « l’agence de Nantes dont la transformation sur le site existant vient de se terminer et qui propose maintenant un stock de 10 000 références sur 2 700 m² », indique la direction de l’ETI bordelaise dans un communiqué diffusé en début de semaine.

Sur son blog “Planète Sider”, l’enseigne (l’une des sept filiales commerciales de Qérys) consacre d’ailleurs un focus sur son nouveau concept nantais baptisé “Pick Up 44”. Opérationnel depuis peu, le dispositif permet aux clients un retrait en consignes automatiques 24h/24 et sept jours sur sept (en photo ci-dessous).

C’est également le sens d'une expérimentation en cours que Rexel France mène entre autres dans un parking sous-terrain parisien (voir Zepros Négoce #26, dossier en pages 24-27). Sur son site internet, Sider annonce ainsi la couleur en termes de disponibilité des colis : « Commandez avant 10h30 pour une mise en consignes avant 12h00 et avant 15h30 pour une mise en consignes avant 17h00 » ; hormis le vendredi où le cut-off est de plus en plus tardif puisqu’il est fixé « avant 14h30 pour une mise en consignes avant 16h00 ».

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EN PHOTOD’ici à la fin du premier trimestre 2022, la totalité des sept agences Sider vont devenir des entrepôts régionaux au service d’une stratégie de distribution omnicanale via les comptoirs Proshop, ainsi que le retrait en consignes automatiques Pick Up (marchandises disponibles sous 1h30) et le désormais traditionnel click & collect.

...et supply chain robotisée

Au cœur de son dispositif de transformation de la supply chain, Qérys a par ailleurs finalisé l’an dernier l’extension de sa plateforme de Buzançais, près de Châteauroux (Indre). Après un premier agrandissement de 8 000 m² en 2013, cet entrepôt qui est opérationnel depuis plus de dix ans, avait encore poussé les murs en 2016 (+6 000 m²) tout comme en 2020 (+6 000 m² également).

Ce qui fait désormais figure de hub logistique pour le groupe de distribution s’étend sur une surface couverte de l’ordre de 32 000 m². Dans son communiqué, l’ETI familiale annonce d’ores et déjà un nouvel investissement : la robotisation de la chaîne logistique. Selon notre confrère VoxLog, la solution retenue – le Skypod développé par la start-up Exotec, à Roubaix (59) – est « constituée d’un ensemble de 60 robots et de 32 000 bacs rackés capables de stocker plus de 20 000 références».

Ces quelques chiffres peuvent, a priori, donner une idée des ambitions que Qérys nourrit sur le marché hexagonal de l’aménagement de l’habitat à destination des clients BtoB, mais aussi des particuliers… En face, certains concurrents nationaux ont, eux aussi, déjà intégré cette dimension du métier de logisticien.

Dernières illustrations en date : les trois enseignes de quincaillerie – Legallais, Trénois Decamps et Setin – qui viennent de créer leur structure autonome LTS. Ou encore leur ancien confrère au sein du GIE Éqip : le vendéen Bailly-Quaireau. Sur le front du “dernier kilomètre”, la bataille ne fait que commencer sur les convoyeurs des entrepôts de la distribution Bâtiment.

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Groupe Qérys • Chiffres-clés

• 233 M€ HT de CA en 2020.

• 850 collaborateurs et 7 filiales de distribution dont Sider (BtoB).

Environ 35 000 références en stock

• 20 marques propres.

• 75 000 m² d’entrepôts logistiques cumulés.
(Source : groupe Qérys)

Sider • Chiffres-clés

• 7 agences régionales : Nantes, Dijon, Toulouse...

• 155 commerciaux itinérants.

Environ 28 000 références.
(Source : Groupe Qérys)

Stéphane Vigliandi
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