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Qualité de l’air : le recul des particules fines se confirme

, mis à jour le 23/04/2026 à 14h51
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Qualité de l'air graphique évolution concentrations particules fines

Selon une nouvelle analyse du Laboratoire CÉRIC, les concentrations de particules fines PM2,5 poursuivent leur baisse en France métropolitaine. Une dynamique particulièrement marquée sur les émissions liées aux activités hivernales, malgré la progression du parc de chauffage au bois.

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Le Laboratoire CÉRIC actualise ses travaux sur la qualité de l’air avec une conclusion sans ambiguïté : les concentrations de particules fines PM2,5 diminuent à l’échelle nationale. En comparant les périodes 2021-2022 et 2023-2025, l’organisme met en évidence une baisse globale de plus de 7 %, toutes sources confondues.

Cette évolution s’appuie sur une analyse des données issues de 89 stations de mesure réparties sur l’ensemble du territoire métropolitain. Elle vient confirmer une tendance déjà observée ces dernières années, dans un contexte de renforcement des politiques publiques en faveur de la qualité de l’air.

PM2,5 : un indicateur clé de la qualité de l’air

Les particules fines PM2,5, d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres, sont capables de pénétrer profondément dans les voies respiratoires. Elles proviennent de sources variées : chauffage résidentiel, transport, industrie ou encore agriculture. Leur réduction constitue un enjeu majeur de santé publique et un indicateur central des politiques environnementales.

Des émissions hivernales en net recul

Le fait marquant de cette actualisation réside dans la diminution significative des concentrations liées aux activités hivernales, qui enregistrent un recul proche de 23 % sur la période étudiée. Ces activités incluent notamment le chauffage au bois domestique, régulièrement pointé du doigt dans le débat public.

Dans un précédent avis publié en 2024, le Laboratoire CÉRIC estimait que ces usages hivernaux représentaient 22,4 % des concentrations nationales de PM2,5. La baisse observée aujourd’hui traduit donc une amélioration tangible, alors même que le parc d’équipements de chauffage au bois a progressé d’environ 10 % sur la même période.

Cette évolution paradoxale – davantage d’appareils mais moins d’émissions – s’explique en partie par la montée en performance des équipements installés. Le renouvellement progressif du parc, encouragé par les dispositifs d’aide, contribue à réduire l’impact environnemental du chauffage au bois.

Parallèlement, l’amélioration de la qualité des combustibles joue un rôle déterminant. Les granulés, qui représentent désormais 18 % des consommations, offrent des performances supérieures en matière de combustion par rapport aux bûches traditionnelles, encore majoritaires.

Poursuivre les efforts engagés

Pour le Laboratoire CÉRIC, ces résultats confirment l’efficacité des mesures mises en œuvre depuis plusieurs années, notamment dans le cadre du plan de réduction des émissions liées au chauffage au bois domestique lancé en 2021.

L’enjeu consiste désormais à amplifier cette dynamique. La poursuite du renouvellement des équipements anciens, via des aides ciblées, apparaît comme un levier central. De même, la sensibilisation des utilisateurs aux bonnes pratiques – notamment l’usage de bois sec, avec un taux d’humidité inférieur à 20 % – reste un axe clé pour améliorer les performances réelles des installations.

Rédacteur en chef de Zepros Énergie et Zepros Réno, expert de la transition énergétique dans le bâtiment.
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