Une cloison séparative décarbonée signée Siniat et Bouygues
Sur le Forum Bois Construction, Siniat (groupe Etex) et Bouygues Bâtiment ont scellé un partenariat exclusif autour de cloisons intérieures à faible empreinte carbone, reposant sur une structure bois, des isolants biosourcés (ou pas) et un parement en plaques de plâtre.
C’est sur le Forum Bois Construction que Bouygues Bâtiment et Siniat (groupe Etex) ont officialisé un partenariat stratégique visant à réduire l’impact carbone des projets de construction/rénovation grâce au développement d’une cloison à ossature bois. Frédéric Guetin (directeur général d’Etex France Building Performance) et Christophe Lemaître (directeur de la Construction Bois pour Bouygues Bâtiment France) ont signé un contrat exclusif d’une durée de 3 ans maximum, pour la mise en œuvre exclusive d’un nouveau type de cloisons séparatives qui marient ossature bois, isolant biosourcé (laine de bois) et plaque de plâtre.
Destinées au marché du logement et de l’hébergement en général (résidences, hôtels), ces cloisons présentent une empreinte carbone divisée par deux, pour se situer entre 10 et 13 kgCO2/m² (selon l’isolant choisi et l’épaisseur des plaques de plâtre mises en œuvre, BA13 ou BA18). Surtout, elles apportent une performance acoustique équivalente aux cloisons habituellement utilisées, sans toutefois nécessiter de rails en acier. « Sauf en cas de rénovation si le sol est trop irrégulier », nous confie Christelle Atié, chargée de projet chez Bouygues Construction. « Dans ce cas, on installe une cornière au sol, car le métal est plus souple que le bois ».
Innovante mais de technique courante
La mise en œuvre reste classique, dite de « technique courante ». La cloison a obtenu une ATEx du CSTB qui va permettre de la déployer dans de premiers projets immobiliers. Notamment une résidence à Montpellier où elle sera installée sur un étage afin d’être comparée aux cloisons habituelles sur d’autres étages. La différence de prix reste importante, pour l’heure, de l’ordre de +15 à +20 %. Mais l’augmentation des volumes posés devrait permettre de diminuer le coût. Christophe Lemaître, directeur de la Construction Bois chez Bouygues Bâtiment France, s’amuse : « Bouygues est une entreprise traditionnelle. Le ‘Roi du Béton’ a bien pris le virage et va désormais réaliser 30 % de ses constructions en bois ». Le géant du BTP a su s’appuyer sur l’industriel Etex pour développer la future cloison à tout faire des bâtiments biosourcés.