À l'Élysée, le SERCE s'engage sur l'emploi et la montée en puissance de l'électrification
Réunis le 26 mai au Palais de l'Élysée, les acteurs de "l'Équipe de France de l'électrification" ont signé deux pactes avec l'État. Le SERCE, représentant les entreprises du génie électrique et climatique, y prend des engagements chiffrés en matière d'emploi, de formation et d'investissements pour accompagner l'accélération de l'électrification des usages en France.
C'est dans un contexte de montée en puissance des politiques d'électrification que les acteurs de la filière ont officialisé leurs engagements au sein du Palais de l'Élysée, à Paris. Aux côtés de la FIERE et de plusieurs partenaires industriels dont Enedis, RTE, Gimelec et Sycabel, le SERCE a signé deux pactes avec l'État.
Ces engagements s'inscrivent dans les objectifs de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE 3), qui vise à porter la part de l'électricité dans la consommation finale de 27 % à 34 % en 2030, puis à 38 % en 2035, tout en réduisant la part des énergies fossiles de 60 % à 40 % à horizon 2030.
« Les pouvoirs publics font de l'électrification des usages une priorité nationale. Notre profession y prendra toute sa part ! » Jean de Vauxclairs, président du SERCE.
12 000 emplois par an et 3 000 apprentis
Au cœur des engagements figure un volet emploi-formation particulièrement structurant. Sur la période 2026-2030, les entreprises du SERCE s'engagent à créer au minimum 12 000 emplois par an sur l'ensemble du territoire, sous réserve du respect des trajectoires d'électrification.
Autre pilier : le recrutement de 3 000 apprentis par an, du niveau bac à bac+3, dans les métiers techniques du secteur. Une orientation présentée comme essentielle pour sécuriser la transmission des compétences et répondre aux besoins croissants des chantiers de transition énergétique.
Un rôle clé dans les investissements des réseaux électriques
Le SERCE, membre fondateur de la FIERE aux côtés de plusieurs acteurs majeurs des réseaux, se positionne également comme un opérateur central de la transformation des infrastructures électriques.
La filière devra accompagner un volume d'investissements estimé à 200 milliards d'euros d'ici 2040, destiné à moderniser, adapter et développer les réseaux électriques. Cela concerne aussi bien le transport et la distribution d'électricité que les infrastructures de mobilité électrique, les caténaires ferroviaires, les bâtiments tertiaires ou encore les data centers.
Au-delà des grands objectifs nationaux, les entreprises du génie électrique et climatique interviennent déjà dans l'ensemble des territoires. Elles assurent la conception, la réalisation et la maintenance des infrastructures électriques dans des domaines variés : réseaux, ferroviaire, tertiaire, industrie, bornes de recharge pour véhicules électriques et poids lourds.
Cette dynamique s'inscrit dans une logique d'aménagement du territoire, avec un rôle accru auprès des collectivités locales, notamment dans le cadre des « cent territoires pilotes » identifiés par le gouvernement pour accélérer l'électrification.