Rappelons que la filière éolienne est en constant progrès en France, avec un parc de 16,5 GW de puissance raccordée à la fin de 2019, dont 1,36 GW de capacités nouvelles (+9 %). De plus en plus de régions dépassent aujourd’hui le gigawatt installé : les Pays de la Loire et la Nouvelle-Aquitaine ont franchi ce seuil et rejoint la Bretagne, le Centre-Val de Loire, l’Occitanie, le Grand Est et les Hauts-de-France. Ces deux dernières régions restent les plus propices et les plus dynamiques, regroupant à elles deux près de la moitié des puissances nouvelles de métropole en 2019. Le Syndicat des énergies renouvelables indique que le nombre de projets en développement totalisent un volume de 12,7 GW supplémentaires (dont 3 GW en offshore). Côté production, les éoliennes françaises ont généré 34,1 TWh d’électricité l’an passé (+21,3 %), grâce à un facteur de charge en hausse à 24,7 % de moyenne (contre 22,8 % en 2018). Le SER estime que les nouveaux modèles de machines, plus perfectionnées, seraient mieux à même de capter davantage de mouvements d’air. À noter que les tempêtes hivernales sont bien loin de mettre à mal les turbines, capables de résister et de continuer à produire avec des vitesses de vents élevées. Paradoxalement, si les éoliennes tiennent bon, cela semble être moins le cas du réseau électrique lui-même dont un certain nombre de lignes ont été endommagées lors de la tempête Ciara... De là à penser qu’il faudrait enterrer le réseau (mais pas les hélices), il n’y a qu’un pas.
G.N.