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Sponsorisé par Bricoman

Il était une fois Batimat 2022. Le salon du bâtiment comme vous ne l’avez jamais vu !

Denis Gentile
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Il était une fois Batimat 2022

Retour sur l’édition 2022 du mondial du bâtiment sous un angle inédit avec Caroline Semin, Jean-Pierre Laherre, Stéphane Aria, Cédric Prats, Laurent Aubel, Jean-Bernard Melet, Jacques Sabater, Steve Le Bris, Pierre Lippens, Thierry Vivier, Hugues Lecomte, Claudine Martinez, etc. Vous retrouverez l’intégralité de ce cast du siècle à la fin de l’article comme on le fait dans un film.

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Caroline Semin

Connaissez-vous les 3 tendances de ce salon ?  Le chiffre 7, la couleur rose et les rêves ! » Pourquoi ? Encore un peu de patience.

« C’est génial », « Je retourne en enfance », « J’adore ce jeu », les réactions de surprise et de joie des professionnels du bâtiment s’enchaînent. À mes côtés, Claudine Martinez de Tokster ne peut pas s’empêcher de rire et de s’exclamer :

« Je suis fière de travailler dans une agence digitale ! »

Les interviews se passent dans la bonne humeur. Alors, quel est le secret de cet enthousiasme dans les allées et les stands de Batimat ? Vous allez bientôt le découvrir. Une précision quand même, je proposais le choix entre une question « BATI » et « PAS BATI ». Il est temps de relater nos premières rencontres. On s’approche du stand Semin, l’un des plus majestueux de ce salon.

Bonjour Caroline, alors BATI ou PAS BATI ?

« BATI (3, jaune), je n’ai pas dit bleu, je me surprends (rires). »

Caroline, si tu étais une énergie, tu serais…

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Rencontre avec Caroline Semin à Batimat
Rencontre avec Caroline Semin à Batimat

« Une énergie renouvelable. Dans le contexte énergétique de la rentrée, c’est un vrai sujet qu’on prend à bras-le-corps avec nos équipes. On travaille sur un plan de sobriété pour identifier rapidement des actions importantes à mettre en place. Réduire nos consommations d’énergie, c’est fondamental. »

Peux-tu nous donner un exemple ?

« C’est la nouvelle gamme Semin “99.” que l’on présente sur ce salon. Elle est composée de plus de 99 % de matières premières d’origine naturelle, sans aucune résine synthétique issue du pétrole. C’est un produit qui favorise aussi les circuits courts, 96 % des matières utilisées proviennent de France, 100 % d’Europe. Avec comme résultat une qualité d’air intérieur nettement améliorée,  500 fois moins de COV (Composés Organiques Volatils) par rapport à un autre enduit à 28 jours »

Caroline Semin se prend au jeu et tente une question NON BATI (5, rose) : « Walt Disney disait:  “Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver.” Quel est ton rêve ? » On laisse Caroline réfléchir, on lira sa réponse à la fin de cet article.

Stéphane Aria et Pierre Lippens

Stéphane Aria est venu au salon en famille. Il répond à une question BATI (2, jaune) : « Quand tu te lèves le matin, qu’est-ce qui te donne de l’énergie ? » 

« Mon cœur. Il est comme une pile électrique ! Elle est rechargeable avec un peu de repos. » 

On se donne rendez-vous à plus tard avec Stéphane. Car j’ai un rendez-vous dans l’espace VIP avec Pierre Lippens de Bricoman.

Il préfère répondre à une question PAS BATI (7, rose) :  

« Quel est mon rêve ?  Il réfléchit longuement avant de répondre.  Dans un futur plutôt lointain, j’aimerais bien avoir un petit hôtel à gérer. Où ça ? En Asie, à Bali. Non, plutôt en Afrique du Sud, un lodge avec une réserve d’animaux.»

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Pierre Lippens, Bricoman à Batimat
Pierre Lippens, Bricoman à Batimat

On revient les pieds dans le salon avec une question BATI (3, jaune).  Il tombe sur la question énergie comme Stéphane Aria. Mais, cette fois, sa réponse fuse :

« La douche ! »

De quelle marque ?

« Une douche Hans Grohe. »

Et si tu étais une énergie renouvelable ?

« Des panneaux photovoltaïques. D’ailleurs, il y en a sur les toits de certains Bricoman comme à Bonneuil-sur-Marne. De plus en plus d’artisans ont envie de se former pour répondre à la demande. Notre rôle est de les accompagner dans cette démarche.» 

J’ai envie de te poser une autre question, celle que je pose à tous les pros du bâtiment dans nos interviews pour la newsletter Bricoman. « Si tu étais un outil, tu serais… »

Pierre fait une réponse originale. Vous la découvrirez plus tard.

Cédric Prats, le 7ème ARTisan

On sort de l’Espace VIP et on croise Cédric Prats, le 7ème ARTisan, qui fait une pause méritée. Ce matin, il a filmé et interviewé François Hollande et il a suivi, le directeur de Batimat, Guillaume Loizeaud pendant toute la durée du salon. J’explique à Cédric le fonctionnement de cette interview.

J’ai mis au point un nouvel algorithme qui réinvente l’art de l’interview. Il se base sur une technique japonaise ancestrale. L’origami. Quel est le rapport entre l’origami et l’interview ? C’est simple, l’un et l’autre ont besoin du même support qu’ils vont ensuite transformer : le papier. On a pensé à tout pour révolutionner et relancer la presse écrite. À tout, sauf à s’inspirer des origami.

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Des éclats de rire avec Cédric Prats
Des éclats de rire avec Cédric Prats

Là, je sors mes cocottes en papier et il éclate de rire. On fredonne la chanson de Francis Cabrel, originaire comme Cédric du Sud-Ouest :

« Elle a fait de ma vie des cocottes en papier, des éclats de rire … »

Pour Batimat, j’ai conçu 2 cocottes : la première s’intitule BATI, la deuxième s’intitule PAS BATI. Tu choisis laquelle ?

« BATI ! »

Pour fonctionner, cet algorithme  a besoin de deux données fondamentales : un chiffre, de 1 à 10, et une couleur à choisir parmi 4.

« 4 et bleu. »

C’est la question sur la France. Mon algorithme fonctionne à merveille puisque ce matin tu étais avec notre ancien président de la République. Est-ce qu’il y aurait un produit made in France qui tu as découvert sur Batimat qui a attiré ton attention ?

« Oui, les produits Semin, c’est le made in France par excellence. Caroline communique très bien là-dessus. » 

On a le droit à quelques anecdotes sur cette rencontre (en mode confidentiel). Puis, on passe à une question PAS BATI (5, vert).

« Un lieu qui m’inspire ? Les Pyrénées Ariégeoises. Il y a des paysages magnifiques avec des étendues de montagne, de forêts, de ruisseaux et de cascades qui sont peu fréquentés. Ça permet de me ressourcer et de partager des moments en famille. »

Les rencontres s’enchainent toujours avec chaleur, enthousiasme et bonne humeur.

VIPros, First Plast et Presto

Hugues Lecomte a choisi une question BATI (7, vert) :  « Est-ce que c’était mieux avant ? » : 

« Il faut aller dans le sens du progrès. Tout ce qu’on inventera, des nouvelles technologies, des matières plus naturelles, des nouvelles façons de vivre  ira dans le sens d’un monde meilleur et respectueux de l’environnement. On n’a pas le choix.  On plaide aussi pour un retour au savoir-faire en accompagnant les artisans, en les formant, en leur faisant découvrir les innovations, en leur donnant la possibilité de tester des produits. C’est le sens de l’opération “les 12 travaux de VIPros” que l’on a organisée sur ce salon avec notamment Laurent Jacquet. »

On change de pavillon pour aller sur les salons Idéobain et Interclima.

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Steve Le Bris, First Plast France, Hugues Lecomte, VIPros, et Thierry Vivier, les robinets PRESTO
Steve Le Bris, First Plast France, Hugues Lecomte, VIPros, et Thierry Vivier, les robinets PRESTO

Impossible de passer à côté de l’impressionnant et charismatique Steve Le Bris qui commence par une question PAS BATI (7, jaune) : « Quelle est la rencontre qui t’a le plus marquée dans ta vie ? »

« Mon premier patron, un polytechnicien. Il m’a appris à écouter les autres. C’est en écoutant les autres que l’on progresse. »

Pris par le jeu, il demande aussi une question BATI : « À l’heure de l’Europe, est-ce que ce n’est pas trop restrictif de ne parler que du made in France ? »

« Oui, il faut élargir. Nous, chez First Plast, on fabrique en Italie. Mais toute la structure est française., tous les sous-traitants sont français, le maillage est français. »

J’en profite pour faire une interview plus approdie avec Steve, à lire très bientôt sur Zepros Bati.

Lui, Thierry Vivier, je l’ai déjà interviewé. Il préfère une question PAS BATI (6,  vert) : « Quel est le lieu où tu te sens bien ? »

« Sur scène, être devant les gens pour partager ma passion, comme ici sur le stand Presto à Batimat et bientôt aux Ze Awards du bâtiment. »

On repart vers le pavillon 1 avec Coralie Rocha (Association Génération Numérique).

Jacques Sabater avec Kévin et Tania

Dans l'espace des start-up, je vois Jacques Sabater sans son vélo. Il est avec Tania Ferreira et Kévin Jardinier. Une question BATI (4, rouge) pour eux : « Racontez-moi un coup d’éclat ou un coup de gueule. »

« Pour moi, répond Kévin, c’est facile. Mon coup d’éclat dans le bâtiment, c’est ma rencontre avec Jacques. Il est venu me voir dans mon ancienne entreprise pour me présenter son logiciel. J’ai adoré, je l’ai utilisé et aujourd’hui, je le vends ! »

« Je vais prendre le coup de gueule, enchaîne Jacques. Il est lié à mon père ! Il travaillait dans le bâtiment et il n’était jamais à la maison. Il partait à 6h du matin, il rentrait à 21h et je ne le voyais pas. J’ai conçu Hector pour aider tous les enfants des papas du bâtiment ! »

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Kévin Jardinier, Jacques Sabater et Tania Ferreira, la team Hector
Kévin Jardinier, Jacques Sabater et Tania Ferreira, la team Hector

Comme ils sont 3, je leur propose aussi une question PAS BATI (7, rose) . Forcément, il tombe sur la question Disney. Jacques a travaillé comme moi, mais beaucoup moins longtemps, à Disneyland Paris. L’algorithme fonctionne parfaitement.

« Mon rêve, c’est de voir mes deux filles heureuses, de leur donner le meilleur avenir possible. »

C’est au tour de Tania : « Mon rêve serait de m’épanouir dans ma vie privée comme professionnelle, quelque part au soleil. »

Et là, surprise, Kévin rejoint Tania :

« Mon plus grand rêve est donc de trouver le parfait équilibre entre vie personnelle et professionnelle. » On apprend alors qu’ils vivent ensemble : « J’étais très carriériste, avoue-t-il, mais j’ai vite changé mon fusil d’épaule. »

Jean-Bernard Melet

C’est l’heure de l’apéro chez Eldo. Autour d’un verre de champagne, je rencontre plusieurs professionnels du bâtiment. En commençant par son fondateur, Jean-Bernard Melet.

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Jean-Bernard Melet, fondateur d'Eldo et animateur de l'influenceur du BTP sur Batiradio
Jean-Bernard Melet, fondateur d'Eldo et animateur de l'influenceur du BTP sur Batiradio

Il préfère laisser la parole aux artisans sur le bati, comme il le fait dans son émission « les influenceurs du BTP » sur Batiradio, alors il choisit la question NON BATI (7, rose) !

« Mon rêve, c’est de révolutionner le secteur du BTP pour que toutes les femmes et tous les hommes puissent s’épanouir dans leur métier et de bien en vivre, mais aussi d’œuvrer pour un habitat plus durable. »

Claudine intervient : « Mais la question, c’était PAS BATI ! »

Il n’en démord pas : « Oui, mais mon rêve, c’est ça »

Jean-Bernard Melet se lève donc BATI, la journée il fait du BATI et mange BATI, et le soir, il rêve du BATI ! 

Il confirme et surenchérit même : « Oui, c’est bien résumé Denis. Pour aller au bout de mon rêve. J’aimerais aider les professionnels du bâtiment du monde entier. Ma femme est Indonésienne et j’aimerais arriver avec mes idées jusqu’en Indonésie . »

Ubeton, Asap work et Extend

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Olivier Billa, fondateur de Ubeton
Olivier Billa, fondateur de Ubeton

Olivier Billa (6 et vert) évoque comme Cédric Prats les « montagnes pour faire des randonnées et se ressourcer. »

Puis en BATI  (2, orange) : « Si j’étais un outil, je serais la pelle, car avec mon application Ubeton, c’est un peu le béton à la pelle. Avec Ubeton, on veut utiliser plutôt que gaspiller. Chaque année, plus de 2 millions de m3 de béton frais deviennent des déchets. Cela m’a toujours choqué quand je travaillais dans le BATIment, alors j’ai voulu chercher une solution. »

Amayas Yemmi (7, rose). C’est quoi votre rêve chez asap-work ?  

« Notre ambition est de changer le monde du BTP pour que les métiers soient reconnus à leur juste valeur. Le grand public a encore une grosse méconnaissance de la filiale.  C’est ce que nous voulons changer. »

Question BATI pou Kevin Frayssinhes Garcia de la société EXTEND (7, jaune) :

« Si j’étais une énergie, je serais une énergie positive à transmettre le matin à toutes mes équipes. On n’installe pas seulement une fenêtre, mais on crée un lieu où notre client se sent bien immédiatement. Le soir, mes collaborateurs rentrent en me montrant des photos et en disant : regarde ce qu’on a fait, c’est super ». 

Et si j’étais une énergie renouvelable, je serais le vent. »

Laurent Aubel

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Kevin Frayssinhes Garcia, Jean-Bernard Melet, Claudine Martinez, Denis Gentile et Laurent Aubel
Kevin Frayssinhes Garcia, Jean-Bernard Melet, Claudine Martinez, Denis Gentile et Laurent Aubel

Laurent Aubel (8, bleu) doit relever le défi en BATI : Voici ma carte de visite, tu dois la donner à un autre pro du BATIment qui a une belle histoire à raconter. Il doit prendre contact avec moi avant mon départ du salon demain à 14h.

Laurent tente aussi une question PAS BATI (3 et rose). Encore le rêve !

« Mon rêve, c’est d’organiser des séminaires avec des artisans à l’autre bout du monde. On apprendrait des choses sur la gestion des entreprises dans une ambiance conviviale. Où exactement ? Peut-être dans le nord du Brésil, c’est idéal pour faire du kitesurf. »

PAS BATI pour Chloé Girardin (4, bleu), c’est la question émotion : « Fais-moi rire ou pleurer ! ». Elle restera la seule à tirer ce thème.

« Wow, c’est difficile. On va dire que cette question me fait pleurer, dit-elle en rigolant. Ce qui me fait hurler de rire, c’est mon film préféré “La Cité de la Peur”. Quand on se retrouve avec mes sœurs, on se fait coucou en levant nos bras et en les secouant comme Chantal Lauby, Dominique Farrugia et Alain Chabat. »

Il est 19h, le rideau se baisse sur cette première journée du salon Batimat 2022.
 

Deuxième jour, je me rends immédiatement sur le stand Batiradio et j’en profite pour interroger quelques artisans dans le public, Manu et Vivien. Il y a aussi Cédric et Nicolas.

Manu l’électricien : (7 et vert) :  « Non, ce n’était pas mieux avant, c’était différent. Dans l’électricité, même si c‘est plus compliqué maintenant, c’est dans le bon sens du terme. »

C’est sûr le 220 volts, c’est mieux que le 110 volts. Tu as connu ça ?  Il me répond du tac au tac à ma provocation : 

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Nicolas Lesprit, l'autre 7ème ARTisan
Nicolas Lesprit, l'autre 7èmeARTisan

« Non, je ne suis pas si vieux. Je n’ai pas connu le 110 volts. Je suis électricien depuis 2002. Il m’arrive, mais c’est vraiment très rare, de trouver de veilles installations, mais il n’y a plus de tension. »

Vivien TMS 45 (4 et jaune) : Si j’étais une énergie, je serais, la positivité, c’est une énergie renouvelable. Derrière les nuages, il y a le soleil. Derrière la galère, il y a de bons moments. Je vais toujours de l’avant. »

Cédric Prats me présente Nicolas Lesprit. Il aide le 7ème ARTisan sur la partie montage vidéo.  Il tombe sur la  question rose NON BATI.  

« Mon rêve, c’est d’être libre de faire ce que j’aime dans mon travail tous les jours de ma vie. C’est pour ça que je suis auto entrepreneur. »

Mathieu Lechantre et Waegeneire, Florent Codron

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Mathieu Lechantre aime le made in France
Mathieu Lechantre aime le made in France

Mathieu Lechantre m’invite sur la mezzanine du stand Soprema. Il choisit une question BATI (7 et bleu). 

« Le made in France ?  Il y a une vraie demande, une volonté de consommer près de chez soi. Le transport d’un produit qui vient hors de France est de plus compliqué. Le Made in France est même devenu écolo. »

PAS BATI (8 et vert) : « Un lieu ? La côte de granit rose à Ploumanac’h en Bretagne. Je m’y promène devant un décor magnifique,  notamment, le rocher en forme de bouteille qui tient en équilibre sur un autre rocher. »

Je croise à nouveau Stéphane Aria avec deux amis du BATIment, Mathieu et Florent. Je leur pose 2 questions BATI.

Mathieu Waegeneire, Mat Ekip sur TikTok (4, vert) « Non, ce n’était pas mieux avant. Par exemple, le plus grand changement, ce sont les machines. Elles sont plus précises et plus facile à manipuler. » 

Florent Codron (Flotuto sur TikTok:  (7, gris), « c’est la question “Pas toi” . Parle-moi de quelqu’un d’autre ou d’un autre métier du BATIment.» Il me fait une réponse deux en un !

« Loïc Petit, un jointeur pro. Il fait uniquement les joints de plaques de plâtre. Il voudrait que son corps de métier soit reconnu comme tel et non pas assimilé au plaquiste ou au peintre par la Fédération Française du Bâtiment. »

C’est un sujet que l’on a abordé récemment avec l'excellent Ludovic Szczepaniak  dans nos articles. Il évoquait ce manque de reconnaissance.

Si on chantait avec Stéphane Aria, sa femme, Flotuto et Claudine Martinez

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Eh salut Stéphane Aria !
Eh salut Stéphane Aria !

J’en profite pour poser une question NON BATI à Stéphane (3, jaune) et Florent (3, gris).

« La rencontre qui changé ma vie, c’est ma femme. Ma famille, c’est ma priorité. »

Autour de nous, on attend des applaudissements. C’est à cela que l’on reconnaît un influenceur sur un salon. On le démasque d’emblée et on s’arrête pour l’écouter.

Pour Florent, la réponse est moins évidente, il s’agit du défi. Il doit nous interpréter une chanson. J’ai finalement la chance d’assister à un duo avec la femme de Stéphane. Leur choix se porte sur  « Le Bal Masqué » de la Compagnie Créole. Défi relevé en chœur. La bonne humeur règne sur ce salon.

Il me reste un ultime rendez-vous avec l’une des stars du bâtiment, Jean-Pierre Laherre. On se rend sur le stand URSA. Il n’est pas encore là.

J’en profite pour faire le jeu avec Claudine Martinez avec une question PAS BATI (2, gris). C’est donc le même défi de Florent avec la femme de Stéphane Aria.

« J’adore chanter. Mais je ne sais pas quelle chanson choisir. » 

Au bout de quelques secondes, elle fredonne du Léo Ferré :

« Avec le temps va, tout s’en va… »

Un choix qui tombe à pique, car elle fêtera son anniversaire le dernier jour du salon.

Les rêves de Caroline Semin

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Le cast du siècle pour l'édition 2022 de Batimat
Le cast du siècle pour l'édition 2022 de Batimat

Je reçois un appel de Mouss Saada, un artisan spécialisé dans l’installation d’enseignes publicitaires et qui aiment donner des astuces sur TikTok. C’est le défi de Stéphane Aria. J’attends encore celui de Laurent Aubel, je sais qu'il veut me présenter quelqu’un de Synerciel.

Jean-Pierre se fait attendre. C’est le moment pour revenir sur les réponses restées en suspend.

« Si j’étais un outil que l’on trouve dans les rayons d’un Bricoman, répond Pierre Lippens, je serais un cliquet à douilles ! C’est vraiment un outil qui me sert tout le temps. Il permet notamment d’aller dans des endroits compliqués. C’est génial, ça remplace n’importe quelle tournevis. On peut en trouver chez Sam Outillage et chez Facom.» 


« Mon rêve, affirme avec conviction Caroline Semin, c’est développer une innovation de rupture dans le bâtiment. Une innovation qui soit réellement utile pour les artisans. »

La réponse est parfaite, ou presque, puisqu’il s’agissait dune question NON BATI.

 « Mon rêve perso ? C’est tout simplement d'être heureuse en famille, de fonder une famille. Et puis, profiter des petits bonheurs au quotidien. »

Merci Caroline, et merci à tous ceux qui ont répondu dans le joie et la bonne humeur à toutes mes questions, sans jamais les éluder. A travers vos réponses, on peut dégager des tendances évidentes comme l’attention aux énergies renouvelables et d’autres plus étonnantes sur un salon professionnel, mais dans l’air du temps : le voyage et la famille.

Le show de Jean-Pierre Laherre

Je fais un compliment à Caroline qui utilise les réseaux sociaux comme aucun autre dirigeant d’une entreprise du bâtiment, si ce n'est Jean-Pierre Laherre.

« Jean-Pierre, je l’adore. J’aime sa personnalité et ce qu’il fait » nous confie Caroline.

Quand on parle du loup… il arrive enfin, souriant comme d’habitude.

«  J’aime bien les jeux. Super cette cocotte, ça me rappelle quand j’étais gamin. »

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Jean-Pierre Laherre avec POL sur le stand URSA
Jean-Pierre Laherre avec POL sur le stand URSA à Batimat

On commence évidemment avec la question BATI (8, bleu) :

« J’ai rencontré un influenceur qui s’appelle Make in France, Cédric, il est très sympa. Je milite pour notre usine lorraine de Saint-Avold avec la nouvelle gamme PureOne, le polystyrène, tout est fabriqué en France. Avec toutes nos équipes et Pol notre mascotte, on vient de fêter les 20 ans de l’usine. On aime la France. »

D’ailleurs, j’ai rencontré Pol ce matin, on a fait un selfie ensemble. Je lui ai raconté que j’avais travaillé 15 ans avec Mickey et Minnie. Le feeling est bien passé entre nous. Lui aussi est français d’ailleurs ?

« Oui, Pol est un ours polaire français. C’est le pro du bâtiment. »

Avec la cocotte en papier PAS BATI, Jean-Pierre ne résiste pas lui non plus à l’attrait du rose ! 

« Mon rêve le plus fou ? Quelqu’un m’a demandé si je préférais être immortel ou d’avoir toujours 20 ans. Mon rêve, en fait, ce serait perpétuellement à 60 ans de revenir à 20 ans ! Je pourrais profiter de l’expérience avec tous les atouts de la jeunesse. »

C’est vraiment un rêve de storyteller, car le storytelling permet de voyager à travers le temps.

Jean-Pierre prend la main

Je vois que Jean-Pierre a très envie de manipuler mon origami. Je lui fais encore une démonstration. « Tu vois, c’est vraiment un outil digital, car sans les doigts, il ne fonctionne pas. »

« Alors, Denis, on va inverser les rôles. Tu veux une question BATI ou PAS BATI ? »

PAS BATI, je choisis le 2. Jean-Pierre choisit la couleur jaune pour moi.

“Denis, quelle est la rencontre idéale pour toi ? La rencontre rêvée ?”

Je suis fan de la Renaissance italienne. Si je devais rencontrer quelqu’un, ça serait un mécène comme Laurent le Magnifique. Un mécène qui me dise “Vas-y Denis, tu peux partir pendant un an où tu veux, dans un lieu qui t’inspire et tu écris un, deux, trois livres. Je t’offre un an de liberté pour assouvir ta passion. Ensuite, je publierai tes histoires. Dans l’absolu, j’aimerais rencontrer Michel-Ange et devenir son ami. Je suis certain que c’est possible grâce au storytelling.

La boucle est bouclée, c’est l’heure du départ pour moi après une journée et demie sur ce salon. Mes cocottes en papier étaient l’élément pour rompre la glace et faire réagir tous les professionnels du bâtiment  que j’ai eu la chance de croiser. C’est ce qui s’appelle faire du storytelling. Encore une fois, un grand merci à vous tous.

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Il était une fois Batimat 2022
Il était une fois Batimat 2022

Pour rendre ces moments vraiment inoubliables, il faut aussi les raconter. C’est ma mission avec cet article.

Sur ce salon, j’ai rencontré certains d’entre vous pour la première fois. Je vous connaissais à travers les réseaux sociaux et grâce aux interviews réalisées à distance. Je n’ai pas été surpris de constater que vous étiez à l’image de votre image

C’est le seul vrai conseil que l’on peut donner aux professionnels du bâtiment qui veulent se lancer sur TikTok, Instagram, Facebook, YouTube ou encore LinkedIn : soyez authentiques !

Alors que je quitte définitivement le salon, je reçois un dernier SMS avec un dessin. Quelqu’un s’est amusé à faire ma caricature sur Batimat. Quel honneur ! Merci infiniment. J’adore, je souris et je me dis que ce serait une belle illustration pour la une de cet article.

Denis Gentile
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